PDF bande dessinée et illustration en belgique état des lieux et situation - France -l'invention de la bande dessinée - Centre Belge de la Bande Dessinée







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source http://rosa-parks-col.spip.ac-rouen.fr/IMG/pdf/lexiquebd.pdf

Définition une bande dessinée est une succession d'images organisées pour raconter une histoire et présentée de façons diverses (en planche, en illustré, 20 mai 2012 Malgré un marché éditorial en pleine croissance, la bande dessinée Mots clés bande dessinée, méconnaissance, enseignement du bande dessinée et littérature,bande dessinée et figuration narrative,

bande dessinée et illustration en belgique état des lieux et situation

Bande dessinée et illustration en Belgique

État des lieux et situation socio-économique du secteur

Conception : Bureau d’études de SMartBe,

Association Professionnelle des Métiers de la Création

Auteurs : Morgan Di Salvia et Pascal Lefèvre avec la collaboration de Haruyuki Nakano et du Bureau

  • d’études de SMartBe

Coordination de la publication : Julie De Boe,

Annelies De Brabandere,

Carmelo Virone et

Alain de Wasseige,

Bureau d’études de SMartBe

Illustrations : Serge Dehaes (Bande dessinée) et Ellen van Engelen (Illustrations)

Tableaux et graphiques : Anne Dujardin,

  • Héléna Rajabaly,

Bureau d’études SMartBe

Cartes : Tatiana Debroux,

Laboratoire de géographie humaine,

Université libre de Bruxelles

Traduction du texte de Haruyuki Nakano : Julien Bouvard

Relecture : Julie De Boe,

Quentin de Ghellinck,

  • Alain de Wasseige,

Carmelo Virone.

Mise en page : Catherine Ruelle – Art Mature sprl

Bande dessinée et illustration en Belgique

État des lieux et

  • situation socio-économique
  • du secteur

Impression : SEFF sprl

Les auteurs tiennent à remercier toutes les personnes qui ont participé à la présente publication.

Pascal Lefèvre et Morgan Di Salvia

  • en collaboration avec

Haruyuki Nakano

et le Bureau d’études de SMartBe

Toute reproduction d’un extrait quelconque du texte de cette publication,

  • par quelque procédé que ce
  • soit,

est autorisée moyennant mention de l’auteur et des références de la publication.

  • La reproduction

intégrale de chacune des parties de ce livre est interdite.

Éditeur : SMartBe Association Professionnelle des Métiers de la Création asbl –

rue Émile Féron – B-1060 Bruxelles – Tél. : 02 542 10 67 – www.smartbe.be

© 2010,

SMartBe Association Professionnelle des Métiers de la Création asbl

En complément de cette publication vous pouvez lire l’étude commandée par SMartBe et réalisée par

le CRISP (Marie Challe) en collaboration avec le Bureau d’études de SMartBe (Anne Dujardin),

« Les

éditeurs de bande dessinée et de littérature pour la jeunesse »,

Courrier hebdomadaire du CRISP,

  • novembre 2010.

Avec le soutien du Service du Livre (Commission BD)

de la Communauté française Wallonie-Bruxelles

Novembre 2010

Radiographie du secteur

Formations .

Différents métiers… .

Enseignement artistique .

Promotion sociale .

  • Autres formations .

Sources de revenus et statuts professionnels .

Sources de revenus .

Statuts professionnels et statut d’artiste .

Aides et subventions .

  • Aides publiques .

  • Aides privées .

  • Aides en France .

Aides du côté néerlandophone .

  • Éditeurs .

Introduction .

Principaux éditeurs francophones implantés en Belgique .

  • Journaux,

    • revues,
    • magazines .

Diffusion,

distribution et réseau de librairie .

Entreprises de diffusion et/ou de distribution .

Les librairies .

  • Foires et salons .

Vente en ligne .

  • Second marché .

Prix unique du livre .

Défense et représentation des auteurs .

En Belgique .

En France .

Sites et forums internet .

  • Festival et rencontres .

Table des matières

Table des matières

Introduction et contexte .

  • Prix et récompenses .

Jeunesse .

Dessinateurs de presse .

Réception critique dans la presse .

Sauvegarde et lieux d’exposition .

Musées et lieux de conservation .

Lieux d’expositions temporaires .

Bibliothèques et recherche .

Droit de reprographie et de prêt .

Problèmes récurrents rencontrés avec les éditeurs .

Analyse approfondie de la partie francophone de l’enquête .

Les questions de revenus .

Les questions de statuts .

Les questions concernant la pluriactivité .

Problèmes récurrents rencontrés avec les éditeurs .

L’édition numérique

  • 2.Enquête sur la situation socio-économique du secteur

Introduction et méthodologie .

Caractéristiques des participants à l’enquête .

Sexe .
  • Âge .
  • Activités .

    Nationalité et lieu de résidence .

    Formation .

    Inscription à une société d’auteurs ou à une autre instance de

    gestion et répartitions de droits d’auteur .

    Questions liées à la pratique concrète du métier par les participants

    à l’enquête .

    Pour quels éditeurs travaillent-ils

    Types de publications .

    Adaptation des œuvres sous d’autres formes et produits dérivés .

    Traductions .

    Satisfaction concernant la présence de leur travail sur la scène publique .

    Profils professionnels .

    Statut et sources de revenus .

    Autres sources de revenus .

    Contrats et problèmes rencontrés .

    Revenus provenant du travail artistique .

    Modes de rémunération .

    Part des droits d’auteur dans les revenus .

    Part des ventes d’originaux dans les revenus .

    Bourses et subsides .

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

      L a fin du papier.

    Vive les bandes dessinées et les albums illustrés numériques

    Pascal Lefèvre .

    Les nouveaux supports de la bande dessinée et de l’album illustré .

    Un nouveau positionnement .

    Conclusions .

    Le manga sur portable : la locomotive du commerce de la bande dessinée

    digitale au Japon – Haruyuki Nakano (traduction Julien Bouvard) .

    • Introduction .

    Le manga sur portable porte le marché de la bande dessinée digitale

    • au Japon .

    Une industrie immature dans les années 1990 .

    Les mangas digitaux des années 2000 .

    Le développement à l’étranger des mangas digitaux .

    La tendance des mangas digitaux sans intermédiaire .

    • Problèmes,

    points de discussion et solutions possibles .

    • Bibliographie .

    • Les auteurs .

    • Annexes

    Liste des éditeurs BD et Jeunesse .

    Liste des écoles d’art en Communauté française .

    Lettre aux auteurs .

    Questionnaire auteurs de bande dessinée / illustrateurs .

    Table des matières

    R adiographie du secteur

    Partant du constat qu’il n’existait pas encore de document de référence sur la situation

    • de ces métiers connexes,

    il est apparu nécessaire d’établir d’abord un état des lieux du

    • secteur.

    Pour réaliser ce projet,

    le groupe a travaillé en deux temps.

    Collection Les métiers de la création Secteur recherches

    En plus des recherches transdisciplinaires,

    le Bureau d’études de SMartBe a décidé

    • de piloter,

    avec des collaborateurs spécialisés,

    des études sur la situation des artistes dans des disciplines précises.

      • les deux ans,

    • une publication bilingue fera
    • le point sur l’un deux.

    Elle sera accompagnée par une autre recherche portant

    sur certains aspects économiques de la

    • discipline choisie.

    Dans cette collection,

    priorité est donnée aux secteurs actuellement insuffisamment organisés et

    • aux situations méconnues.

    Ces travaux

    devraient contribuer à une meilleure information et une meilleure défense des

    • intéressés.

    Tout d’abord,

    un questionnaire a été établi par deux experts durant l’été 2009.

    Il a été

    envoyé à un peu plus de 600 artistes pratiquant ces métiers en Belgique.

    Sur la base des

    réponses obtenues,

    les experts ont analysé et commenté les caractéristiques les plus

    • saillantes.

    Ensuite,

    les experts ont dressé la liste des organismes,

    écoles,

    intervenants et intermédiaires du secteur,

    de sorte que l’on puisse comprendre les résultats de l’enquête à la lumière

    • des structures existantes.

    C’est pourquoi,

    cette publication présentera tout d’abord une

    • radioscopie,

    avant de passer à l’analyse des résultats de l’enquête.

    Afin de compléter les résultats quantitatifs,

    le groupe d’étude a organisé quatre rencontres

    autour des questionnaires (à Anvers,

    • Gand,

    Bruxelles et Liège).

    Elles ont été l’occasion de

    confronter oralement les résultats enregistrés au cours de l’enquête.

    De ces brainstormings sont également nés plusieurs thèmes de revendications,

    • repris en fin de volume.

    Pour tracer des perspectives d’avenir,

    deux articles sont consacrés à l’édition numérique.

    L’un est signé par Pascal Lefèvre,

    suite à sa visite à l’Université d’été d’Angoulême

    2010.

    L’autre est l’œuvre de Haruyuki Nakano,

    spécialiste japonais du manga sous toutes

    • ses facettes,

    qui dresse le panorama des avancées dans son pays en matière d’édition

    • numérique.

    En guise de conclusion,

    nous regrouperons les principaux problèmes et les solutions

    envisagées au terme de ce travail d’enquête.

    Le texte qui suit concerne la partie francophone du pays,

    sa lecture est à compléter par

    la lecture de l’analyse concernant la partie néerlandophone.

    Les auteurs tiennent à remercier chaleureusement celles et ceux qui ont contribué à

    l’élaboration de ce travail.

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

    Introduction et contexte de l’étude

    Introduction et contexte de l’etude

    À l’initiative de SMartBe,

    Association Professionnelle des Métiers de la Création,

    • un groupe

    d’étude a été composé pour mener à bien une analyse de la situation socio-économique

    des auteurs de bandes dessinées et illustrateurs en Belgique,

    • sur la base commune de la
    • pratique du dessin.

    Radiographie

    • du secteur

    Pour bien saisir le fonctionnement d’un secteur artistique,

    il est essentiel d’appréhender correctement les rouages qui le composent.

    • Dans cette radiographie,

    • on pourra

    trouver une description des institutions et intervenants auxquels sont confrontés les

    artistes qui pratiquent l’illustration et la bande dessinée.

    Formation

    Les formations artistiques peuvent mener à différents métiers du secteur de la bande

    dessinée et de l’illustration.

    Nous le verrons dans la suite de cet état des lieux,

    professionnels sont souvent amenés à être des artistes multitâches.

    Il s’agit d’une

    tendance forte dans le paysage belge.

    Outre l’indéniable intérêt personnel que représente le fait de toucher à plusieurs

    • disciplines,

    cette pluriactivité (constatée dans tous les secteurs de la création,

      • comme

    le montre une récente enquête du bureau d’études de SMartBe1) constitue pour

    l’artiste un moyen de s’assurer des revenus suffisants pour vivre.

    Différents métiers…

    Pour la réalisation d’une bande dessinée,

    les deux acteurs principaux sont le dessinateur et le scénariste.

    Bien que les deux rôles ne soient pas systématiquement

    séparés2,

    on peut généralement les distinguer de la manière suivante : le dessinateur

    est l’auteur de la mise en œuvre graphique d’une bande dessinée 

    • le scénariste

    écrit l’histoire et les dialogues.

    Il peut se charger du travail de découpage,

    • bien que

    cette partie puisse également être du ressort du dessinateur.

    • La reconnaissance de

    l’importance du scénariste n’a pas été immédiate.

    Dans les années d’après-guerre,

    n’était pas rare que les scénaristes ne soient pas crédités (l’exemple le plus célèbre

    Être intermittent dans le secteur artistique.

    Profil socio-économique des membres de SMartBe,

    • de leurs

    prestations et de leurs donneurs d’ordre.

    • Rapport complet,

    • SMartBe,

    • Bruxelles,

    • 2010.
      • 2 Travailler en duo n’est en aucun cas un passage obligé pour percer dans la bande dessinée.

    De nombreux

    auteurs sont des artistes complets qui travaillent seuls.

    R adiographie du secteur
    • reste Tintin)3.

    Il n’est pas rare que les auteurs d’une BD s’adjoignent les services d’un

    • coloriste,

    travaillant seul ou au sein d’un studio.

    Le métier d’illustrateur peut se pratiquer sur différents supports,

    • la presse demeurant
    • le plus courant.

    Aux supports papier (journaux,

    • magazines,

  • revues) se sont ajoutés
  • cette dernière décennie les supports numériques (sites,

      • blogs).

    Le dessinateur peut

    être amené à réaliser une illustration pour un texte ou une couverture de livre ou de

    • magazine,

    • ou encore un cartoon,

    qui se rapproche plus du commentaire dessiné et

    est généralement un dessin lié à l’actualité.

    • Dans le dernier cas,

    l’intervention du dessinateur est comparable à celle du journaliste ou du chroniqueur de presse.

    Il ne s’agit

    pas tant d’illustrer un propos que d’éclairer une situation par un regard critique.

    Dans le secteur des livres pour la jeunesse,

    le travail se répartit généralement entre

    l’illustrateur et l’écrivain,

      • bien que,

    comme dans le cas de la bande dessinée,

    • les deux

    rôles puissent être assumés par la même personne.

    Il y a également des cas plus

    spécifiques d’illustration pour des textes de romans.

    Enseignement artistique

    Après une formation artistique,

    le champ des activités possibles est très large.

    Rares

    sont les auteurs de bandes dessinées ou d’illustrations qui se cantonnent à une seule

    • facette du métier.

    Leur activité s’élargit à toute une palette de métiers connexes :

    • coloriste,

    • dessinateur de cartoons,

      • graphiste,
      • animateur,
      • infographiste,
      • plasticien,
      • graveur,

    éditeur de fanzine.

    Voici un répertoire alphabétique5 des principaux lieux d’enseignements artistiques

    (bande dessinée et illustration) en Belgique.

    Du côté francophone

    ARBA-ESA

      • - Académie des Beaux-Arts de Bruxelles

      Cette école propose une option « illustration » découpée en deux cycles (3 ans et

      • 2 ans) : bachelor et master.
      • - École de Recherches Graphiques à Bruxelles

      Cette école propose,

    au sein de son pôle narration,

    une option « bande dessinée »,

    découpée en deux cycles (3 ans et 2 ans) : baccalauréat et master.

    Les remarques qui suivent concernent les secteurs du dessin et des arts graphiques.

    Il n’existe pas de formation académique autonome pour les écrivains ou les

    • scénaristes.

    ESA – École supérieure des Arts (Saint-Luc Bruxelles)

    Cette école propose une option bande dessinée de type court (3 ans) : « baccalauréat

    • en arts plastiques,

    visuels et de l’espace ».

    Si les premiers auteurs de bande dessinée et illustrateurs de Belgique ont dû,

    • faute
    • d’école spécialisée,

    se résoudre à apprendre leur métier sur le tas4,

    • il n’en va plus

    tout à fait de même désormais.

    Depuis une quarantaine d’années,

    des lieux d’enseignements spécifiques de la BD et de l’illustration ont vu le jour sur le territoire belge.

    Certains jouissent d’une réputation d’excellence qui dépasse les frontières et attirent

    des étudiants venus des quatre coins de l’Europe.

    Académie royale des Beaux-Arts de Liège – École supérieure des Arts de la Ville de Liège

    L’École Supérieure des Arts de la Ville de Liège propose une option bande dessinée

    • et une option illustration.

    En deux cycles : bachelor (3 ans) puis master (1 ou 2 ans).

    L’Académie propose également un enseignement artistique de l’illustration et de la

    BD à horaire réduit,

    • matin,

  • après-midi et soir.
  • Il existe toujours des autodidactes d’exception,

    mais le passage par une école d’art est

    tout de même un moment privilégié dans la formation des artistes.

    • Ces écoles sont des

    lieux d’échanges et de rencontres,

    qui servent à la maturation des goûts artistiques.

    Les historiens de la bande dessinée ont révélé qu’Hergé commandait régulièrement des scénarios à

    • d’autres artistes,

    sans que ceux-ci ne soient crédités au « générique » de l’album.

    • Lire notamment à

    ce sujet : Benoît Mouchard,

    À l’ombre de la Ligne Claire.

    • Jacques Van Melkebeke,

    • le clandestin de la BD,

    Vertige Graphic,

    Paris,
  • 2002.
    • 4 Souvent après avoir suivi des cours d’arts appliqués.

    Ce fut le cas,

  • dans la génération de l’après-guerre,

    • de Franquin,

    Morris,

    Eddy Paape…

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

    École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège

    Cette école propose une option bande dessinée de type court (3 ans) : « baccalauréat

    • bande dessinée»,

    ainsi qu’une option illustration de type court (3 ans).

      • - Académie des Beaux-Arts de Tournai

      Cette école d’art généraliste propose une option « bande dessinée » et une autre

    consacrée à l’illustration,

    découpée en deux cycles (3 et 2 ans) : bachelor et master.

    5 Pour

    les adresses de ces établissements,

    • se référer aux annexes.

    R adiographie du secteur

    Du côté néerlandophone

    Autres formations

    Voici une liste des lieux d’enseignement en Flandre.

    Pour le détail de leurs cursus,

    consulter la partie néerlandophone de cette étude.

    Des stages de perfectionnement existent durant les périodes de vacances.

    Par exemple à l’Académie Internationale d’Eté de Wallonie (AKDT : www.akdt.be),

    où l’on peut

    s’initier ou s’améliorer dans de nombreuses disciplines artistiques,

    • dont le dessin.

    Koninklijke Academie voor Schone Kunsten,

    Artesis Hogeschool Antwerpen

    Sint-Lucas Antwerpen,

    K arel de Grote-Hogeschool Antwerpen

    Hogeschool S int-Lukas B russel ,

    Kunsten – Academie Gent

    • geassocieerde

    Faculteit

    A rchitectuur

    KASK – Koninklijke Academie voor Schone Kunsten,

    Hogeschool Gent

    On peut aussi choisir de suivre des cours privés.

    Cette option dépend bien sûr des

    • possibilités locales,

    de la présence d’un artiste accompli qui propose son enseignement.

    Il arrive que des artistes plus âgés et expérimentés décident de jouer un rôle

    • de passeur,

    sans pour autant s’insérer dans un cadre académique.

    On est dans ce cas

    • dans une relation maître
      • - élève proche d’un compagnonnage7.

      Sint-Lucas Beeldende Kunst Gent,

    geassocieerde Faculteit voor Architectuur en Kunsten

    Le travail au sein de collectifs ou en atelier est un excellent moyen d’émulation.

    permet de confronter son travail à celui de collègues,

    • de partager et échanger des

    expériences professionnelles.

    MAD Faculty (auparavant PHL en MDA)

    Enfin,

    il existe des modules d’enseignement à distance :

    Cours de promotion sociale

    Atelier BD – École de bande dessinée sur le net : www.atelierbd.com

    Formation par internet,

    l’Atelier BD propose des cours thématiques sur différents

    aspects de la bande dessinée.

    Il édite également des brochures pédagogiques.

    Il faut également mentionner que des cours de promotion sociale (anciennement

    appelés « cours du soir » car dispensés en horaire décalé) peuvent être suivis un

    • peu partout dans le pays.

    Ce type de formation jouit d’une reconnaissance de la

    Communauté française comme enseignement secondaire et supérieur spécifique.

    formations permettent d’acquérir un bagage technique et théorique.

    Les lieux d’enseignement de promotion sociale,

    • très nombreux,

    sont liés aux réseaux traditionnels

    de scolarisation : officiel (dépendant de la Communauté française,

    • des Provinces ou

    des Communes) et libres (confessionnels ou non,

    leurs pouvoirs organisateurs sont

    • autonomes).

    Impossible de les citer tous.

    On signalera notamment :

    L’Académie des Beaux-Arts J.-J.

    Gailliard à Saint-Gilles (Bruxelles)

    Créée par Eddy Paape,

    cette formation propose un atelier de recherches graphiques

    • et picturales,

    avec pour spécialité : bande dessinée et illustration.

    Il s’agit d’un cours

    • du soir,

    développé en 1 ou 2 cycles de 3 ans.

    L’Académie royale des Beaux-Arts de Liège6

    Joe Kubert School of Cartoon and Graphic Art : www.kubertsworld.com

    Le dessinateur américain Joe Kubert a créé un cours par correspondance qui permet

    de se familiariser avec une méthodologie de la bande dessinée et des arts graphiques.

    Ces cours s’adressent tant aux amateurs qu’aux professionnels.

    Sources de revenus et statuts professionnels

    Sources de revenus

    Comme on le verra en détail dans la partie suivante de cette étude,

    • les auteurs de

    BD et les illustrateurs sont souvent amenés à cumuler différents métiers,

    • parfois liés à

    leur pratique artistique (l’enseignement de leur discipline,

      • par exemple,

    • ou l’animation

    d’ateliers) et parfois totalement distincts d’elle.

    • 7 L’un des premiers et des plus célèbres compagnonnages fut celui de Franquin,

      Will et Morris,

    • qui vinrent

    • 6 Voir
      • plus haut.

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

    résider chez Jijé dans les années de l’immédiat après-guerre Voir Morgan Di Salvia ,

    L’Atelier de Franquin,

    Jijé,

    Morris & Will,
  • publié sur ActuaBD.com le 16 juin 2010.

    R adiographie du secteur

    Nous n’envisagerons ici que les revenus émanant directement de la pratique

    • artistique.

    Les travaux des auteurs de BD et des illustrateurs peuvent être rémunérés selon

    • diverses modalités.

    Les artistes peuvent en effet toucher une somme forfaitaire pour

    • un dessin,

    une page voire un album entier ou bien percevoir de leur éditeur un

    pourcentage sur les ventes de leurs ouvrages sous la forme de droits d’auteur.

      • ce cas,

    il y a un délai important entre la publication du travail et le paiement des

    • premiers droits d’auteur,

    calculés en fonction des ventes de l’année.

    C’est pour pallier

    cet inconvénient qu’est prévu le système des à-valoir,

    • qui représentent une avance

    sur les résultats des ventes.

    Outre l’apport immédiat de trésorerie,

    • l’à-valoir offre à

    l’auteur un second avantage : il lui demeure acquis,

    même si ses droits réels n’arrivent

    pas à couvrir l’avance perçue.

    Les traductions et les adaptations donnent également lieu au paiement de droits

    • d’auteur.

    Les sociétés d’auteurs ainsi que la Charte des Auteurs et des Illustrateurs Jeunesse8

    recommandent l’établissement d’un contrat distinct pour chaque cession de droit,

    donc pour chaque type d’exploitation de l’œuvre,

    en particulier pour les droits numériques et les droits audiovisuels.

    Au droit d’auteur traditionnel s’est ajouté le droit de reprographie.

    Il s’agit d’une

    rémunération des auteurs et des éditeurs en compensation des photocopies qui

    pourraient être faites des œuvres qu’ils ont publiées.

    La perception des droits de reprographie est centralisée par Reprobel,

    • société coopérative,

      • créée en 1994,

    qui représente quinze sociétés belges de gestion de droit

    • des auteurs (écrivains,

      • auteurs dramatiques,
      • compositeurs,
      • journalistes,

    • photographes,
    • illustrateurs,

    auteurs de textes scientifiques ou éducatifs) et de droit des éditeurs (de

    • livres,

      • de journaux,
      • de périodiques,

    • de partitions).

    En 2009,

    Reprobel a reversé à l’ensemble des sociétés affiliées la somme de 23,7

    • millions d’euros,

    dont 11,6 millions pour les sociétés d’auteurs et 12,1 millions pour

    • le Collège des Éditeurs.

    Dans la part réservée aux auteurs,

    • les œuvres visuelles hors
    • photos représentent 12,

    02 %,

    soit un montant de 1,4 million d’euros.

    • 8 Pour
      • la Charte,

    • voir page 54.

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

    Le droit de prêt public,

      • quant à lui,

    a été établi par une directive européenne de

    1992.

    Les articles 1 et 2 de cette directive (92/100/CEE) donnent aux auteurs,

      • artistes et

    producteurs de films et de phonogrammes (disques et CD) le droit exclusif d’autoriser ou d’interdire le prêt de leurs œuvres et de leurs productions.

    • Son article 5,

    couvre le droit de prêt public (en d’autres termes le droit de propriété intellectuelle

    attaché au prêt d’un objet au public),

    permet aux États membres de limiter ce droit

    exclusif de prêt en décidant que les auteurs ou les ayants droit ne peuvent interdire

    le prêt « sans but lucratif » de leurs œuvres par des bibliothèques publiques.

      • dans ce cas,

    les auteurs et ayants droit doivent au moins obtenir une rémunération

    • pour ce prêt.

    La Belgique a tardé à mettre cette directive en application,

    au point d’avoir fait l’objet

    d’une procédure d’infraction lancée par la Commission européenne à son encontre.

    En définitive,

    ce sont aujourd’hui les trois Communautés qui s’acquittent pour l’essentiel de ces droits de prêt,

    auxquels le pouvoir fédéral ajoute une petite contribution.

    En 2009,

    l’apport de la Communauté française s’élevait à 476 000 euros.9

    C’est également la société Reprobel qui gère les droits de prêt.

    Après déduction

    • des frais,

    • 70 % des montants récoltés sont reversés aux auteurs,

    via leurs sociétés d’auteurs,

    • et 30 % aux éditeurs.

    Pour les auteurs,

    la répartition s’effectue par

    Communauté et par catégorie d’œuvre (photos,

    œuvres visuelles hors photos,

    • textes
    • littéraires,

    • textes journalistiques,

    textes scientifiques ou éducatifs,

    • etc.).

    En 2009,

    le Collège des auteurs a réparti,

    • pour les trois Communautés,

    • un total de
    • 956.066 euros.

    • 13,07 % de ce montant,

      • soit 124.932 euros,

    • concernait les œuvres
    • visuelles hors photos.

    Pour ces mêmes œuvres la répartition des droits de prêt par Communauté au titre

    de l’année 2006 s’établissait de la façon suivante,

    Communauté

    • française

    Communauté

    • germanophone

    Communauté
    • flamande

    Pouvoir fédéral

    • 24.566,66 €
    • 446,16 €
      • 99.919,45 €

      Droits de prêt relatifs aux œuvre visuelles hors photos.

    • Source : Reprobel,

    • Rapport annuel 2009,

    • page 38.

    Le merchandising peut constituer une source de revenus particulièrement importante,

    • comme on le voit,

      • par exemple,

    • avec les Schtroumpfs de Peyo,

    • les personnages

    et objets issus de l’univers d’Hergé ou les multiples déclinaisons du Chat de Philippe

    Geluck.

    Impressions de dessins sur différents supports,

      • figurines,
      • jouets,

    • cartes de
    • 9 Source :

    Reprobel,

    Rapport annuel 2009,

    page 37 (téléchargeable sur www.reprobel.be).

    R adiographie du secteur

    vœux humoristiques,

      • etc.,

    les possibilités de produits dérivés sont innombrables.

    Leur réalisation est généralement soumise à une licence d’exploitation concédée par

    l’auteur et/ou l’éditeur à un ou plusieurs fabricants.

    Pour des productions artisanales,

    cependant (sérigraphies sur T-shirts,

      • par exemple),

    l’auteur peut assumer lui-même

    • ce rôle de fabricant.

    Longtemps considérées comme des formes de services après vente que l’auteur

    assurait gratuitement pour promouvoir ses œuvres,

    les rencontres et les séances de

    dédicace lors de foires,

    de salons du livre ou de festivals sont de plus en plus envisagées comme un travail à part entière,

    • qui mérite rémunération.

    C’est ainsi que la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse,

    • association française

    qui compte en ses rangs de nombreux créateurs belges,

    a établi une grille tarifaire

    que ses membres s’engagent à appliquer.

    • En 2010,

    l’auteur doit facturer 390 € brut,

    pour une journée complète de rencontre et 236 € brut pour une demi-journée.

    tarif des journées de signatures représente la moitié de celui des rencontres,

      • soit 195

    euros brut la journée et 118 euros brut la demi-journée.

    Libre à l’auteur ou à l’illustrateur ayant participé à des rencontres associées à un salon d’accepter d’effectuer

    gratuitement une séance de signatures (une demi-journée de signatures pour une

    • journée de rencontres).

    Il faut noter que ces montants sont censés représenter des droits d’auteur et qu’ils

    sont établis en fonction de la législation française.

    Il est difficile de vérifier leur degré

    • d’application.

    Pour plus de détail : www.la-charte.fr/rencontres/tarifs.html.

    On sait que la perception de la BD a considérablement évolué au fil des années.

    Ce qui,

    • à l’origine,

    n’était envisagé que comme une production populaire à l’usage

    • principalement des enfants,

    est désormais considéré comme une discipline artistique

    à part entière,

    • le « neuvième art »10.

    Il n’y pas lieu de décrire ici en détail les multiples aspects de cette évolution.

    Entre

    • autres traits saillants,

    rappelons cependant que la bande dessinée est aujourd’hui objet

    d’enseignement11 (sa pratique s’enseigne dans certaines écoles d’art 

    • son histoire et son
    • esthétique,

    • dans les universités),

    qu’elle donne lieu à des discours critiques de toutes

    • natures,

    du simple commentaire de fan sur un blog aux études savantes dans des revues

    • universitaires,

    et que la question de sa conservation en tant que patrimoine se pose

    • de plus en plus.

    À cette légitimation accrue a correspondu une évolution des pratiques

    • 10 Utilisée d’abord par Morris et Pierre Vankeer dans une série d’articles sur l’histoire de la bande dessinée

    publiée au milieu des années 1960 par le journal Spirou,

    l’expression a été popularisée en 1971 par un livre

    de Francis Lacassin qui a fait date : Pour un neuvième art : la bande dessinée,

    • Paris,

    • U.G.E.,

      • coll.

    10/18.

    11 Voir

    le répertoire des établissements scolaires,

    • page 163.

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

    • - économique du secteur
    • et des esthétiques,

    qui s’est traduite notamment par la constitution d’une avant-garde

    réunie autour d’éditeurs « indépendants »,

    férus d’expérimentations plastiques et narratives.

    • 12 C’est dans ce contexte qu’est née l’appellation de « roman graphique »,

    francisation du terme anglo-saxon « Graphic Novel » opposé à « Comic Books ».

    Sur le plan économique,

    cette configuration nouvelle se traduit pour les dessinateurs

    par l’ouverture d’un nouveau marché,

    axé sur la vente de planches ou de dessins

    originaux ou sur la production de multiples à tirage limité.

    De nouvelles passerelles

    s’établissent ainsi entre le milieu des arts plastiques et celui de la BD,

    tandis que certains intermédiaires,

      • absents jusque là,

    commencent à jouer un rôle actif,

      • comme les

    galeries ou les éditeurs de multiples.

    À côté des collectionneurs de BD traditionnels,

    qui convoitent aussi bien des éditions ou des planches originales que des autographes

    ou des produits dérivés inspirés par leurs auteurs de prédilection,

    • se retrouvent

    désormais des collectionneurs d’arts graphiques,

    susceptibles de rivaliser avec les

    premiers pour certaines pièces.

    La commercialisation de dessins originaux en galerie ou en salles de vente donne lieu

    à l’application d’un droit d’auteur spécifique : le droit de suite,

    • qui peut être considéré

    comme une manière de faire bénéficier l’auteur de la plus-value éventuelle générée

    par l’accroissement de sa notoriété au fil du temps et ce même s’il n’est plus propriétaire de l’œuvre faisant l’objet d’une transaction.

    Il s’agit d’un pourcentage sur le prix

    de vente hors taxe de l’œuvre,

    déterminé comme suit :

    • 4 % pour la tranche du prix de vente jusqu’à 50.000 € 

    • 3 % pour la tranche du prix de vente comprise entre 50.000,01 € et 200.000 € 

    • 1 % pour la tranche du prix de vente comprise entre 200.000,01€ et 350.000 € 

    • 0 ,5 % pour la tranche du prix de vente comprise entre 350.000,01 € et

    • 500.000 € 

    • 0,25 % pour la tranche du prix de vente dépassant 500.000 €

    À titre plus marginal,

    on signalera aussi que l’inscription d’une frange des créateurs

    de BD dans les circuits de l’art contemporain amène certains d’entre eux à s’associer

    à des projets multidisciplinaires au titre de performers,

    réalisant par exemple des

    dessins en direct lors d’un spectacle.13

    Dans un ordre d’idées similaire,

    on voit des dessinateurs illustrer en direct les thèmes

    abordés lors de débats télévisés ou dans des colloques et autres réunions publiques.

    Le groupe français Iconovox,

    qui rassemble une cinquantaine d’auteurs,

      • a ainsi une

    offre de service tout à fait formalisée qui va dans ce sens : « Les dessinateurs,

    • rodés

    Sur cette évolution,

    voir notamment le dossier dirigé par Björn-Olav Dozo et Fabrice Preyat,

    • « La

    bande dessinée contemporaine »,

      • in revue Textyles,

      n° 36-37,

    Bruxelles,

    Le Cri,

    • 13 Voir notamment les travaux de « cinémécanique » de Vincent Fortemps,

    avec le chorégraphe François

    Verret (spectacle Chantier Musil) ou avec Christian Dubet.

    R adiographie du secteur

    à cet exercice,

    réalisent des dessins pertinents au fil des sujets évoqués et apportent

    • leur regard critique.

    (…) L’intervention du dessinateur personnalisera votre débat et

    • le rendra plus vivant. »14

    Aides et subventions

    Statut professionnel et statut d’artiste

    En ce qui concerne la Communauté française Wallonie-Bruxelles,

    • l’essentiel de l’aide

    publique dépend de la Direction générale des Lettres et du Livre,

      • qui a consacré,

    2009,

    • 133.000 € pour soutenir la BD (création,

      • diffusion,

    • promotion) et 230.000 €

    pour la littérature jeunesse16 .

    En Belgique,

    on peut exercer une activité professionnelle selon trois statuts différents :

    • comme salarié,

    indépendant ou fonctionnaire.

    • Mais pratiquement,

    • l’artiste n’a le choix

    qu’entre les deux premiers statuts : indépendant ou salarié,

    même s’il ne serait pas

    inconcevable à priori qu’un dessinateur soit engagé par une administration publique

    • pour exercer,

      • par exemple,

    une fonction d’illustrateur.

    Dans certaines limites,

      • il est

    possible de cumuler les deux statuts,

    de salarié (même au chômage) et d’indépendant,

    en cotisant comme indépendant à titre complémentaire.

    On verra au chapitre suivant,

    dans l’analyse statistique des réponses à notre questionnaire,

    dans quelle proportion et selon quelles modalités les auteurs de BD et

    illustrateurs s’accommodent de ces statuts.

    En attendant,

    • il est utile de rappeler que

    les artistes connaissent des conditions de travail et des difficultés spécifiques.

    Ils développent généralement leurs projets de leur propre initiative,

    • en toute autonomie.

    Toutefois,

    leurs rentrées d’argent sont souvent trop aléatoires pour que le statut

    traditionnel de « travailleur indépendant » leur convienne.

    Depuis quelques années,

    une disposition légale permet aux artistes de bénéficier d’un

    • statut de salarié,

    avec les avantages sociaux qui s’y rapportent.

    Les règles du droit du travail impliquent un lien de subordination du travailleur envers

    • son donneur d’ordre.

    Elles ne seront donc pas applicables à cette relation de travail,

    puisque l’artiste n’est pas dans un rapport de subordination.

    Celui-ci sera toutefois

    considéré comme salarié au regard de la sécurité sociale,

    en vertu de l’article 1bis de

    la loi du 27 juin 1969 : le régime de sécurité sociale des travailleurs salariés s’applique

    « à toutes les personnes qui,

    sans être liées par un contrat de travail,

    • fournissent des
    • prestations artistiques,

    et/ou produisent des œuvres artistiques contre paiement d’une

    rémunération pour le compte d’un donneur d’ordre,

    personne physique ou morale ».

    Cette loi a donc instauré en faveur des artistes une présomption d’assujettissement

    à la sécurité sociale des travailleurs salariés.

    C’est la base du statut social de l’artiste.

    • 14 www.icononovox.com,

    « Les interventions en Live »,

    consultation : 6 octobre 2010.

    15 Voir

    sur cette question : Service juridique de SMartBe,

    « Présentation générale du statut social des

    • artistes »,

    • in L’artiste au travail.

    État des lieux et perspectives,

    Bruxelles,

    • Bruylant-SmartBe,

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

      Aides publiques

      La Commission Bande Dessinée du Ministère de la Communauté française de

      Belgique

      La Commission d’aide à la BD est une des 26 instances d’avis du secteur culturel.

    émet des avis sur la politique générale de soutien des pouvoirs publics à la bande

    • dessinée.

    Elle est active plus particulièrement dans les domaines suivants :

    Elle décide de l’octroi de bourses à des auteurs francophones,

    qu’ils soient dessinateurs ou scénaristes,

    à condition qu’ils soient domiciliés en Communauté française

    • de Belgique.

    Il existe différents types de bourses : découverte,

      • aide au projet,

    • aide à
    • la création,

    bourses de résidence et de congé sabbatique.

    Elle attribue des subventions à l’édition d’ouvrages de bande dessinée de création,

    la traduction d’œuvres significatives et importantes de la création belge francophone

    • en bande dessinée,

    à la réédition d’œuvres patrimoniales.

    Il s’agit d’aides aux projets

    non remboursables et non de prêts.

    Elle soutient aussi la mise sur pied ou la réalisation d’un ou de plusieurs festivals par an

    consacrés à la mise en valeur de la recherche ou de la création en bande dessinée.

    Les montants alloués sont attribués par la Communauté française,

    • par voie d’arrêtés,

    après avis de la Commission.17 Il s’agit,

      • pour celle-ci,

    de soutenir la bande dessinée

    dite « de création » : « On peut bien évidemment se demander quelle est la limite

    entre bande dessinée classique et bande dessinée de création.

    On peut citer : le souci

    d’originalité et de recherche graphique,

    l’intégrité du discours proposé,

    • l’originalité

    des thèmes ou encore l’absence de concessions vis-à-vis de contraintes éditoriales,

    au risque de ne pas plaire à un large public.

    • 16 On trouvera d’autres informations dans le Répertoire des aides à la création en Communauté française
    • publié par SmartBe,

    Bruxelles,

    2010.

    17 Rôles

    et missions de la Commission BD,

    tels que définis sur le portail www.lettresetlivre.cfwb.be

    R adiographie du secteur

    En résumé,

    la Commission salue la prise de risques,

    • l’esprit de recherche,

    • le travail
    • de longue durée,

    lequel n’est pas ou trop peu rémunéré par le système éditorial

    • classique.

    Les projets proposés ne doivent pas être parfaits mais montrer une volonté d’avancer,

    • de progresser.

    Un des motifs principaux de rejets de dossiers introduits auprès de la Commission

    tient donc beaucoup dans l’aspect ‘‘classique’’,

    dit aussi parfois ‘‘commercial’’,

    de nombre de projets en bande dessinée,

    même si ce terme peut être contesté : certains

    projets de création connaissent le succès commercial.

    Le projet ‘‘classique’’ peut parfaitement trouver un éditeur professionnel et trouver

    • son public,

    sans le soutien financier public.

    Tableau 1 : projets d’auteurs soutenus par la Commission BD pour la période 2007-2008

    Marc Sevrin

    Opération Volapuk Total pour la période 2007-2008

    5.000€

    80.500 €

    Source : Bilan public de la Commission d’aide à la bande dessinée,

    2007-2008.

    Tableau 2 : projets d’éditions et de manifestations soutenus par la Commission BD

    • pour la période 2007-2008

    Initiateur

    Nom du projet

    Montant de l’aide

    Atelier BD St-Luc

    Édition du collectif 2048 4.650€

    Bibliotheca Wittockiana

    Aide à la réalisation d’un catalogue

    d’exposition sur les prémices de la BD

    • 3.500€

      Bruxelles-BD asbl

      Réédition augmentée de l’album Polyominos

    5.000€

    6.000€

    Bruxelles-BD asbl

    Opération Bibliotram

    Auteur(s)

    Titre du projet

    Montant de l’aide

    La Cinquième couche

    Édition de Pour de meilleurs lendemains 2.550€

    Thierry Bouuaërt

    La garden party

    • 3.500€

      La Cinquième couche

      Édition de Les héros avancent masqués 3.000€

      Jean-Luc Cornette & Maud Milcamps

      Les gens urbains 5.000€

    La Cinquième couche

    Édition de Frag 3.000€

    Rivera Cribeiro

    Le jardin de l’Empereur 2.500€

    La Cinquième couche

    Édition de Mensens ante rosam

    • 2.500€

      Francesco Defourny

    Manuel 3.500€

    La Cinquième couche

    Édition de Le Lichen rouge 1.500€

    Erwin Dejasse

    Une histoire de la BD d’auteur 3.500€

    La Cinquième couche

    Édition de La volupté d’hectopascal 2.447€

    Thomas De Decker & Emilie Plazolle

    Neige obscure 3.500€

    La Cinquième couche

    Édition de Lemon Ink 2.447€

    Renaud Dillies

    Bulles et nacelles 3.500€

    L’Employé du Moi

    Édition de Little White Jack 2.000€

    Cyril Elophe

    Honni soit qui mal y bouffe 3.500€

    L’Employé du Moi

    Édition de Week-end à St-Pierre 2.000€

    Eric Lambé

    Deux îles 7.500€

    L’Employé du Moi

    Édition de Extrémité

    • 2.000€

      Hugues Hausman

    Le retour des dimanches soirs 3.500€

    L’Employé du Moi

    Édition de Bulu and the machine 3.200€

    Aurélie Levaux

    Poursuite de Menses ante rosam 3.500€

    L’Employé du Moi

    Édition de Éclosion 3.140€

    Piero Macola

    Vols 3.500€

    L’Employé du Moi

    Édition de Papercut 2.800€

    Cédric Manche & Philippe De Pierpont

    Parasites

    7.500€

    Feu In 8°

    Recueil de travaux d’auteurs

    2.000€

    Julie Maroh

    Le bleu est une couleur chaude 3.500€

    Frémok

    Édition de Photomaton 2.500€

    Benjamin Monti

    Faits divers 7.500€

    Frémok

    Édition de Blackbookblack 2.500€

    Mikkel Orsted-Sauzet

    L’Homme dé 3.500€

    Frémok

    Édition de Les leurres 2.550€

    Barack Rima

    Dans le taxi 3.500€

    Frémok

    Édition de Hic sunt leones 2.550€

    Gaspard Ryelandt

    Eclosion 3.500€

    Frémok

    Édition de La Putain P.

    • abandonne 4.133€

    Frémok

    Édition de De la viande de chien au kilo 18 Bilan public de la Commission d’aide à la bande dessinée,

      • octobre 2009,

    disponible sur le site : www.

    • lettresetlivre.cfwb.be

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

    La Hesse Grand Atelier asbl Édition du collectif Match de catch à Vielsalm R adiographie du secteur

    2.850€

    • 10.000€

      Éditions Lustre

    Catalogue de la maison d’édition

    • 2.000€

      Maison de la Culture de Édition du collectif Envie de fraises 2 Tournai

    4.000€

    Les Terribles enfants asbl

    Édition de Aargh 2.500€

    Les Terribles enfants asbl

    Édition du fanzine Quand le temps s’arrête,

    • rien ne change 1.500€

    Total des aides pour la période 2007-2008

    • 88.817€

      Source : Bilan public de la Commission d’aide à la bande dessinée,

    • 2007-2008.

      Le soutien à l’éditeur concerne un titre ou un projet précis.

    Le montant alloué est

    destiné à le faire aboutir : participer aux frais de la maquette,

      • de l’imprimerie,

    au paiement des droits… Il n’excède pas 50 % du budget établi pour le projet en question.

    En 2010,

    la Commission d’aide à la bande dessinée est composée de onze membres

    effectifs avec voix délibérative.

    Ces onze membres sont répartis de la sorte : 2 auteurs

    • de bande dessinée,

      • 1 critique,

    • 3 experts (commissaire d’exposition,

      • professeur,
      • historien d’art),

    • 1 représentant d’une organisation représentative des usagers du secteur

    et 4 représentants des différentes tendances idéologiques ou philosophiques.

    Le Service général des Lettres et du Livre assure le secrétariat de la Commission.

    Le secrétaire actuel : Bruno Merckx.

    Commission d’aide à la bande dessinée

    Ministère de la Communauté française

    DG Culture,

    Service général des Lettres et du Livre

    • boulevard Léopold II,

    bureau 1B041 – B-1080 Bruxelles

    Tél. : 02 413 21 33 – www.lettresetlivre.cfwb.be

    Secteur jeunesse

    Le Service général des Lettres et du Livre soutient,

    • depuis 2006,

    les auteurs et illustrateurs de jeunesse issus de la Communauté française par l’octroi de bourses de

    • soutien à la création.

    Ces bourses sont destinées à des auteurs et illustrateurs de niveau professionnel 

    elles sont attribuées après avis d’un jury indépendant.

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

      Ce jury attribue quatre types de bourses :

      Résidence d’auteur / illustrateur,

    pour des auteurs ayant au moins deux ouvrages

    à leur actif.

    Pour travailler à son projet,

    le lauréat bénéficie d’un séjour d’un mois

    • dans une résidence (Rome,

      Berlin,

    Montréal) et d’une contribution de 1.500€ pour

    • les frais du séjour.

    Un auteur qui a déjà été lauréat d’une bourse ne doit pas respecter de délai avant

    de postuler aux bourses de résidences,

    pour autant que le projet qui a été soutenu

    • soit achevé.

    ourses « Découverte » (3.500€).

    Elles sont destinées à encourager de nouveaux

    • talents,

    ayant déjà publié un livre à compte d’éditeur.

    Elles ne peuvent être accordées qu’une seule fois à un même auteur pour un même domaine de création.

    • ides aux projets (2.500€).

    Elles sont destinées à supporter les frais encourus pour

    la réalisation d’un projet : recherche,

      • documentation,

    déplacements… Les auteurs

    doivent avoir déjà publié au moins un livre à compte d’éditeur.

    Aides à la création (7.500€).

    Elles sont destinées à des talents confirmés,

    • qui ont

    déjà publié au moins cinq livres à compte d’éditeur.

    La bourse permet à un artiste

    de dégager du temps pour se consacrer pleinement à son projet.

    Un bénéficiaire ne peut se voir accorder une de ces trois dernières bourses que tous

    • les trois ans.

    Le jury Jeunesse attribue en outre depuis 2006 le Grand Prix triennal de Littérature

    • de jeunesse,

    qui récompense un auteur pour l’ensemble de ses œuvres (voir plus

    • loin,

    • la section « prix »).

    Par ailleurs,

    la Direction générale des Lettres et du Livre produit des expositions thématiques sur les auteurs belges pour la jeunesse,

    qui circulent dans les bibliothèques

    publiques et Centres culturels.

    Elle édite un Répertoire des auteurs et illustrateurs du

    livre pour l’enfance et la jeunesse en Wallonie et à Bruxelles.

    Un por tail spécif ique est consacré à la lit térature pour la jeunesse :

    www.litteraturedejeunesse.cfwb.be.

    Ce site propose un répertoire très complet

    des différents acteurs du secteur,

    ainsi que des outils pédagogiques disponibles pour

    • promouvoir la lecture.

    R adiographie du secteur

    Contacts Ministère de la Communauté française

    Service général des Lettres et du Livre

    Pour les expositions : Isabelle Decuyper,

    • boulevard Léopold II,

      • 1080 Bruxelles,

    • bureau 1b043

    Tél. : 02 413 22 34 – fax : 02 600 07 43 – courriel : [email protected]

    Répertoire des auteurs et illustrateurs de livres pour l’enfance et la jeunesse :

    Karine Magis – 46b,

    • rue Louvrex – 4000 Liège

    Tél. : 04 232 40 15 – fax : 04 221 40 74 – courriel : [email protected]

    Bourses pour les auteurs et illustrateurs

      • - Résidences d’auteurs
      • - Grand Prix triennal
      • de la Communauté française

      Bruno Merckx

      • boulevard Léopold II 44,
      • 1080 Bruxelles,

    • bureau 1b041

    Tél. : 02 413 21 33

      • - fax : 02 413 22 11 – courriel : [email protected]

      La Commission des Lettres de la Communauté française de Belgique

    La Commission des Lettres formule avis,

    recommandations ou propositions relatifs

    à la politique des lettres francophones de Belgique,

    qui est menée par le Ministre

    en charge de la culture et son administration.

    Son rôle est différent de celui de la

    • commission BD,

    puisqu’elle s’intéresse aux textes littéraires.

    Elle peut donc soutenir

    • des scénaristes,

    • non des dessinateurs.

    La Commission émet des recommandations relatives aux achats d’ouvrages d’auteurs

    • francophones belges,

      • d’origine belge,

    ou domiciliés en Communauté française,

    sont destinés à des institutions scientifiques ou culturelles à l’étranger.

    Elle rend des avis sur les demandes de bourses littéraires introduites auprès de la

    Communauté française (bourses de création littéraire,

    bourses d’« année sabbatique »,

      • bourses d’appoint,

    bourses de résidences d’auteurs).

    Ces bourses sont accessibles aux auteurs de textes et non d’images.

    Elle intervient pour la désignation du Prix de la Première œuvre et du Prix du

    Rayonnement des Lettres à l’étranger.

    Elle formule des propositions d’aides financières à l’édition de poésie et d’œuvres

    théâtrales ainsi qu’à divers projets littéraires développés en Communauté française

    Bande dessinée et illustration en B elgique.

    État des lieux et situation socio

      • - économique du secteur

    dans le domaine de la création,

      • de l’édition,
      • de la diffusion,

    • de la promotion et de la
    • traduction.19

    Service de la Promotion des Lettres

    Contact auprès du secrétariat : Josette Mathieu

    boulevard Léopold II – B-1080 Bruxelles

    Tél. : 02 413 22 78 – courriel général : [email protected]

    • www.lettresetlivre.cfwb.be

    Littérature jeunesse et enseignement

    Le service de la Promotion des Lettres soutient les invitations d’écrivains en classe en

    prenant à sa charge le cachet de l’auteur et ses frais de déplacement (renseignements

    au service de la Promotion des Lettres).

    Le secteur jeunesse finance des rencontres entre des écrivains/illustrateurs voués à

    la littérature de jeunesse et des étudiants de l’enseignement supérieur (futurs enseignants et bibliothécaires-documentalistes).

    Il s’agit de fournir aux étudiants concernés

    par la littérature de jeunesse l’occasion d’approcher et d’approfondir ce secteur du

    • livre,

    d’en percevoir la richesse et la diversité,

    d’en comprendre mieux les langages,

    bénéficiant,

      • dans leur classe,









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