PDF 24 décembre La Libération de l`Italie -[PDF] La reconnaissance des mouvements de libération nationale comme







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Page 1 LIBERATION – 24 décembre 2010 – Tirage 111584 Exemplaires 24 décembre La Libération de l'Italie Une veillée de Noël Mer Tyrrhénienne, 00h30 – La seconde partie du convoi allié commence à quitter la rade de Dec 24, 2018 · Page 1 Article paru dans le Dauphiné 24 decembre la poste,24 decembre la saint

  • 24 décembre La Libération de l`Italie
  • 24 décembre

La Libération de l’Italie

Une veillée de Noël

Mer Tyrrhénienne,

  • 00h30 – La seconde partie du convoi allié commence à quitter la rade de

Palerme.

  • 03h30 – La jonction entre les bateaux de Palerme et ceux venus de Tunis et Bizerte se fait à la

hauteur de l’île d’Ustica.

Le convoi,

sous la protection de son escorte rapprochée mais aussi

des porte-avions et de la Strike Force de l’amiral Rawlings,

  • met le cap sur Naples.
  • 07h45 – Deux avions sont détectés,
  • espacés de 30 nautiques.

Si les Martlet II du Sqn 806

(HMS Indomitable) règlent son compte au premier (un Ju 88),

  • le second (un Bf 110 D)
  • détecte le convoi.

L’information est immédiatement transmise au maréchal Kesselring,

  • qui a

établi son quartier général au sud de Bologne.

Bologne,

  • 08h45 – Kesselring met toutes les troupes allemandes en alerte.
  • ………

Livourne,

  • 11h00 – Le capitaine de corvette (et prince) Borghese,
  • qui commande la Decima
  • en l’absence du CF Forza,

reçoit un message codé de GeneralMas ordonnant à toutes ses

unités de prendre la mer avant la nuit,

en embarquant le maximum de spécialistes et d’armes

  • spéciales,

pour gagner la Sardaigne ou Naples.

Rendu soupçonneux par l’atmosphère générale

d’incertitude qui règne depuis l’éviction de Mussolini et par le caractère insolite du message,

Borghese essaye d’obtenir confirmation de cet ordre : malgré de nombreuses tentatives,

  • il ne

réussit ni à joindre son chef ni à contacter qui que ce soit à Rome.

Il ordonne la mise en alerte

de son unité sans lui faire quitter ses casernements.

  • ………

Rome,

  • 11h45 – L’ambassadeur Rahn,
  • reçu par Badoglio,

l’informe du repérage du convoi

  • allié.

« Nous les attendons de pied ferme,

  • répond le maréchal.

La bataille décisive aura lieu

  • vers Cosenza.

» Et Badoglio en profite pour demander à l’ambassadeur de faire accélérer les

livraisons de mazout à la flotte italienne

! Rahn promet de s’en occuper et l’entrevue prend fin

  • vers 12h20.
  • ………

Gênes et La Spezia,

  • 12h30 – Toutes les unités en état de naviguer quittent les deux bases ou

se mettent en mesure de le faire.

Pour ce qui est des navires de surface,

  • à Gênes,

les torpilleurs anciens Palestro et San

Martino,

  • les modernes Ariete,

Arturo et Perseo accompagnés des corvettes Artemide,

Cicogna,

Gabbiano et Procellaria et des MAS-577,

  • 580 et 581 prennent la mer en
  • direction de Livourne.

A La Spezia,

les torpilleurs Orione et Pegaso doivent appareiller plus

  • tard,

en emmenant avec eux le maximum de spécialistes qui,

  • pour l’heure,
  • préparent le

sabotage de divers équipements de la grande base navale (les instructions prohibent cependant

les destructions trop importantes dans les ports et arsenaux,

  • afin de ménager l’avenir).

Quant aux sous-marins,

compte tenu d’une part des récentes pertes du Mocenigo et du H-8,

d’autre part du redéploiement en Corse de trois des vieux classe H survivants,

  • il n’en reste que

huit basés à La Spezia même.

Deux d’entre eux,

les Finzi (LV Angelo Amendolia) et Otaria

(CC Emilio Berengan),

ne sont pas encore rentrés de leur dernière opération contre les Alliés.

Deux autres,

les Acciaio (LV Ottorino Beltrami) et Platino (LV Vittorio Patrelli

Campagnano),

sont en pleins travaux d’entretien à la suite de leur dernière mission

s’efforce en toute hâte de les mettre en état de partir.

Trois sont incapables de se mouvoir :

l’Axum (LV Emilio Ferrini) et le H-6 (LV Renzo Fossati),

  • tous deux en carénage,
  • ainsi que le

Pietro Micca (CC Pietro Abate),

victime d’une collision accidentelle avec une barge de

servitude alors qu’il allait prendre la mer vers le sud.

De sorte que seul l’Alagi (LV Sergio

Puccini) appareille pour se rendre à Naples,

à peu près au moment où la petite escadre de

  • surface quitte Gênes.

Dans les deux ports,

sur les unités immobilisées par des avaries ou par le manque de mazout,

les équipages commencent à placer des charges de démolition.

  • 13h00 – Bien loin de vouloir faciliter l’approvisionnement de la flotte italienne,

Rahn câble à

Berlin que les réactions du gouvernement italien confirment sa duplicité.

  • ………

Civitavecchia,

Viterbe,

  • 13h15 – La division Hermann-Göring reprend sa marche vers le sud.

Région d’Ancône/Pescara,

  • 13h30 – Les unités de reconnaissance de la 10.

Panzer et de la

Das Reich s’engagent sur la route conduisant à Avezzano et à l’Aquila.

  • ………

Ajaccio,

  • 14h00 – Le général Giovanni Magli,

nouveau gouverneur militaire de la Corse,

  • ces dernières semaines,

pris des contacts indirects avec la Résistance corse par l’intermédiaire

  • de l’évêque d’Ajaccio,

Mgr Jean-Baptiste Llosa.

En cette veille de Noël,

  • il rencontre de

nouveau celui-ci et lui remet un message que tous les prêtres de l’île liront à leurs ouailles lors

  • de la messe de Minuit.

Ce sont des vœux de Joyeux Noël où le gouverneur explique à ses

administrés que le nouveau gouvernement italien est animé d’un grand désir de paix,

  • qu’à

Noël – Paix sur la terre

! – de bons chrétiens doivent pouvoir s’entendre… En résumé,

s’agit d’une offre à peine déguisée de cessez-le-feu.

  • ………

Sparte (Péloponnèse),

  • 17h00 – Le général Giraud est en train de travailler à son discours de

Noël (de transpirer dessus serait plus exact,

  • mais c’est la coutume,
  • il doit adresser quelques

mots à son état-major avant d’aller assister à la messe de Minuit)… quand son secrétaire lui

annonce la visite d’un officier d’état-major qui arrive directement d’Alger.

  • – De quoi s’agit-il
  • ? bougonne Giraud,

mécontent d’être dérangé dans l’exécution de son

  • pensum.

L’éloquence n’est pas son point fort,

et il peine à contrôler sa tendance naturelle à

houspiller tout son monde – chose assurément à éviter dans un discours de Noël.

  • – Je ne peux vous le dire,
  • mon général.

Le capitaine de Courcel a l’ordre de vous transmettre

  • son message en personne,
  • oralement.

Et le secrétaire retourne à sa machine à écrire après avoir introduit le visiteur.

Courcel

  • ! Giraud le connaît un peu.

Ancien aide de camp de “Gaulle”.

A demandé fin 41 à

rejoindre une unité combattante.

A été nommé dans l’une des divisions qui ont participé à

l’opération Croisade – donc sous les ordres de Giraud

  • ! Belle campagne,
  • blessé,
  • décoré,
  • s’est
  • retrouvé à Alger où,

ancien attaché d’ambassade à Varsovie et à Athènes,

  • il a travaillé en

liaison avec les états-majors polonais et grec… Intrigué (et,

  • au fond,
  • ravi d’échapper aux

banalités qu’il se sent contraint d’aligner avec un manque évident de sincérité),

Giraud

somme son visiteur de parler dès que la porte s’est refermée.

  • – A vos ordres,
  • mon général,
  • répond le messager.

de la voix un peu mécanique de celui

qui récite par cœur : « Le GQG vous informe que des négociations secrètes sont en cours

depuis plusieurs jours avec l’Italie.

Elles sont susceptibles d’aboutir,

  • à moyenne voire à brève
  • échéance,

à une capitulation de l’ensemble des troupes italiennes.

Celles-ci pourraient même

joindre leurs forces à celles des Alliés pour combattre l’Allemagne et le Japon.

Le GQG vous

demande de prendre les mesures nécessaires pour faire face à ces éventualités,

  • tout en

gardant cette information strictement confidentielle.

Malgré les questions de Giraud,

Courcel ne peut ajouter aucune précision.

Seulement ceci :

« Le secret est essentiel ».

Tiens donc

Resté seul,

Giraud secoue la tête : « Voilà qui me fait une belle jambe.

Je suis au courant de

  • ces négociations,

mais je ne peux rien en faire puisque je n’ai pas le droit d’en informer mon

  • état-major.

Evidemment,

je pourrai toujours charger le front italien tout seul,

  • à la baïonnette,

dès l’annonce de la capitulation.

C’est sans doute ce qu’espèrent les Anglais… »

  • « Enfin,

se dit-il en retournant à son brouillon de discours,

je verrai demain ce que je peux

  • faire.

Et je suppose que Martin,

  • en Indochine,

sera ravi de la perspective de voir arriver des

Italiens en renfort.

  • ………

Au large de Livourne,

  • 17h00 – Sous l’œil inquisiteur de trois Junkers 88,
  • la flottille italienne

venue de Gênes est rejointe par le croiseur Scipione Africano et le contre-torpilleur

Bersagliere [ex-Squadrista],

escortés par les corvettes Antilope et Gazzella.

Le croiseur est

  • encore inachevé,

le contre-torpilleur est aux essais et les corvettes sont neuves (la Gazzella

n’a été remise à la Regia Marina que le 6 décembre

Naples,

  • 18h00 – La flotte italienne prend la mer : deux cuirassés (le récent Italia [ex Littorio]
  • et l’ancien Andrea Doria),
  • quatre croiseurs (CA Fiume,

CL Attilio Regolo,

Muzio Attendolo

[en réparations] et Giulio Germanico [inachevé]),

six contre-torpilleurs modernes (Corsaro,

Grecale,

Maestrale,

Pancaldo,

Scirocco et Velite),

  • six torpilleurs (un ancien,
  • le Fratelli

Cairoli,

et cinq modernes : trois classe Ciclone,

  • les Ardente,

Impavido et Impetuoso,

  • et deux
  • classe Spica,
  • les Antares et Calipso).

Quant aux quatre sous-marins encore basés dans le grand port de Campanie,

  • deux,

Turchese (LV Eugenio Parodi) et Velella (LV Pasquale Terra) sont à la mer,

  • en opérations
  • contre les Alliés.

Un troisième,

le Beilul (LV Francesco Pedrotti),

  • est en réparations.
  • dernier,
  • le Barbarigo,

tout juste rentré d’une croisière victorieuse,

  • vient de changer de

commandant : le LV Roberto Rigoli,

officier fidèle à son serment au Roi,

  • a succédé au CC

Enzo Grossi,

qui ne cachait pas ses sympathies fascistes.

Tandis que le premier travaille

loyalement à mettre son bateau à la disposition du gouvernement Badoglio,

  • le second,

devait rejoindre l’état-major de Betasom,

hâte son départ pour le nord… par la route.

Ancône,

  • 18h10 – Appareillage du cuirassé récent Roma (à peine terminé) et de sa suite : CL

Pompeo Magno (inachevé),

contre-torpilleurs Artigliere (ex Camicia Nera),

Bombardiere et

Gioberti,

torpilleurs (anciens contre-torpilleurs) Antonio Mosto,

Audace,

Enrico Cosenz,

Francesco Stocco,

Giuseppe Sirtori et Giuseppe Missori (ce dernier en réparations),

torpilleurs d’escorte (classe Ciclone) Ciclone,

Fortunale et Uragano et vedettes rapides MS15 et 16 et MAS-567,

  • 569 et 570.

Pola,

  • 18h30 – Appareillage tardif du sous-marin Giada (LV Gaspare Cavallina),
  • dernier des

bateaux basés à Pola à fuir les Allemands de façon programmée.

L’avaient précédé,

  • après les

Narvalo (coulé en route) et Squalo,

les Jalea (LV Pasquale Gigli) et Asteria (LV Dante

Morrone).

En revanche,

les tout récents Tritone (CC Paolo Monechi) et Gorgo (CC Innocenzo

Ragusa),

dont la mise au point n’était pas terminée,

n’ont pas quitté le port d’Istrie.

Par ailleurs,

  • deux unités,

les Sirena (LV Vittorio Savarese) et Santorre Santarosa (LV

Giuseppe Simonetti) patrouillent en Mer Ionienne.

  • ………

Rome,

  • 19h00 – De sa propre autorité,

le général Carboni commence à faire distribuer des

armes (1 500 fusils et 500 mitraillettes) au Comité Central du Front National d’Action.

Ancône,

  • 20h30 – Les officiers de la Pasubio et de la Trieste arrivent pour la soirée de Noël au

quartier général de la Das Reich et de la 10.

Panzer,

où ils sont accueillis avec force

témoignages de sympathie par leurs hôtes allemands.

Rome,

  • 21h00 – Le général Carboni fait savoir au Roi et au maréchal Badoglio qu’une action

allemande se prépare et pourrait avoir lieu dans la nuit.

Le Roi et sa maison militaire,

  • ainsi
  • que le maréchal,

se rendent au ministère de l’Intérieur,

gardé par les hommes du SIM de

Carboni.

  • 21h10 – Le général Ambrosio est informé que des unités de la Das Reich et de la 10.

Panzer

sont en marche vers Avezzano et l’Aquila.

Ancône,

  • 22h00 – Le drame se noue.

Au quartier général de la Das Reich et de la 10.

Panzer

surgissent brutalement les SS de Wolff et Dollmann.

Ils arrêtent les généraux Biglino et La

Ferna ainsi que leurs états-majors et les emmènent dans la nuit.

On retrouvera les corps

criblés de balles au petit matin.

Au même moment,

des unités allemandes pénètrent dans les cantonnements des deux

divisions italiennes et désarment sans ménagement les soldats qui se préparaient pour la

  • veillée de Noël.

Il y aura quelques cas de résistance isolés (ainsi,

  • un officier du 8e Régiment

d’Artillerie Pasubio se fait sauter avec les munitions de ses obusiers de 100 mm).

Mais dans

  • la plupart des cas,
  • c’est la stupeur

les hommes se laissent désarmer et sont fait prisonniers.

Aérodromes de Rome-Fiumicino et Rome-Guidonia,

  • 22h15 – Des unités de la division

Hermann-Göring se présentent sur les aérodromes du nord-ouest et du nord-est de Rome,

  • l’on prépare aussi Noël.

Ils capturent sans coup férir les garnisons.

Rome,

  • 23h00 – Trois colonnes de Waffen-SS – de l’infanterie en camions – se présentent aux
  • portes de la capitale.

Deux d’entre elles sont facilement refoulés par les soldats de la division

Ariete,

  • qui ont établi des barrages.

La troisième réussit à s’infiltrer dans la ville et se dirige

vers l’état-major général.

Elle tombe sur les hommes postés là par Carboni,

  • que viennent de

renforcer plusieurs centaines de civils en armes.

Après une demi-heure de violents combats,

  • les SS sont repoussés.

Ce combat marque symboliquement le début de ce que les Italiens

appellent aujourd’hui la Lutte de Libération Nationale.

  • 23h50 – Le général Ambrosio,

qui a suivi le combat de sa fenêtre de l’état-major,

  • se rend au
  • ministère de l’Intérieur,

où il va tenter de convaincre Badoglio de rendre public son message.

Une princesse (et sa famille) dans la guerre

Genazzano – Inconscients du drame qui se joue à Rome,

  • la reine Elisabeth,
  • la princesse

Marie-José et les enfants royaux assistent à la messe de Minuit à l’église Saint-Nicolas,

dissimulés derrière une tenture dans une chapelle absidiale.

Heurs et malheurs (ordinaires) des sous-marins des deux bords

Golfe Thermaïque,

  • 05h30 (GMT + 2) – Pour les forces de l’Axe,
  • qui ignorent tout de ce qui
  • se passe en Italie,

les vingt-trois premiers jours de décembre ont été frustrants.

C’est ainsi que

les convois BE 7 et YMB 7 ont tour à tour traversé l’Egée sans pouvoir être attaqués et en

échappant aux mines mouillées par la vedette LS-6 et des avions allemands.

Mais la chance va

  • tourner…

Bénéficiant de la clarté d’une lune quasi pleine,

le mini-sous-marin italien CB-10 (EV1

Sorrentino) surprend en surface,

à 10 nautiques dans l’ouest de l’embouchure du canal de

Potidée,

  • le HMS P48 (Lt M.E.

Faber).

Sans doute en train d’achever la recharge de ses

  • batteries,

celui-ci se déplace à petite vitesse.

Ayant manqué un premier sous-marin allié le 16

octobre (il s’agissait du MN Narval),

  • le commandant Sorrentino,

décidé à ne pas gâcher cette

  • seconde chance,

va se rapprocher le plus possible avant de lancer.

Au bout de 25 minutes de

  • prudentes manœuvres,

ayant pu réduire la distance à moins de 1 500 mètres,

  • il fait tirer ses
  • deux torpilles de 450 1.

Si l’un des engins passe sur l’avant du P48,

  • l’autre le touche au droit

du kiosque : le classe U coule rapidement sans laisser de survivants.

Giovanni Sorrentino ne

  • le sait pas encore,

mais il vient de remporter la dernière victoire de la Regia Marina dans la

  • guerre contre les Alliés.
  • ………

C’était pour les sous-mariniers italiens le septième succès de décembre.

Outre celui-ci et les

  • deux du Mocenigo,

quatre autres ont été obtenus,

  • du 14 au 22.

Le 14,

le Barbarigo (CC Enzo Grossi) a coulé le cargo britannique Edencrag (1 592 GRT),

allant en convoi d’Alger à Palerme chargé de diverses fournitures militaires.

Le 17,

  • l’Acciaio

(LV Ottorino Beltrami) a envoyé par le fond,

au large du cap Bougaron (Algérie),

  • le chalutier

Heure de lancement consignée dans le journal de bord du CB-10 : 05h56 heure italienne.

ASM HMS Tervani (409 GRT).

Enfin,

  • le 22,

le Finzi (LV Angelo Amendolia) a attaqué à la

hauteur d’Oran un convoi se dirigeant vers l’ouest,

coulant l’arraisonneur-dragueur français

Poitou (AD216,

chalutier de 309 GRT) et endommageant gravement le pétrolier Capitaine

Damiani (4 818 GRT) qui se rendait à Aruba (le fait de naviguer lège a certainement sauvé le

  • navire,

qui ne reprendra du service qu’en janvier 1944).

  • ………

Du côté allié,

sans compter les résultats des actions menées contre les divers mouvements de

  • la Regia Marina,

le bilan à la veille de l’armistice italien est satisfaisant,

  • en dépit des deux
  • bateaux perdus.

Outre deux succès obtenus en Egée (deux voiliers grecs réquisitionnés coulés

au canon par le RHN Papanikolis),

  • neuf navires,
  • tous italiens,

ont été coulés dans les mers

Méditerranée,

Ionienne et Adriatique.

Ce nombre sera porté à onze quand seront connues les

deux victimes des mines mouillées en Adriatique le 8 décembre par le HMS Rorqual : le

chasseur de sous-marins italien Zuri (AS.99) 2 et le cargo allemand Ankara de 4 768 GRT 3.

Comme à l’accoutumée,

l’importance de ces succès varie beaucoup,

  • de 49 à 6 958 GRT.

HMS P211/Safari (Cdr B.

Bryant) a remporté à lui seul le tiers de ces victoires sur les côtes

occidentales de Sardaigne et de Corse.

Certes,

il s’agit de succès modestes (448 GRT au

  • total) : le 18,
  • le voilier Eufrasia C.

(49 GRT),

  • le 20,

le caboteur Costantina (345 GRT) et le

  • un autre voilier,
  • l’Eleonora Rosa (54 GRT).

Deux autres succès ont été obtenus par les

  • sous-marins de Sa Majesté,

tous deux en Mer Ionienne : le P46/Unruffled (Lt J.S.

Stevens) a

coulé le 14 le cargo Castelverde (6 958 GRT) et le Taku (Lt A.J.W.

Pitt) a envoyé par le fond

le 16 le cargo Delfin (5 210 GRT).

Ces cinq victoires placent les sous-marins britanniques en tête des marines alliées pour le

  • mois de décembre.

Les Français n’en ont remporté que trois : outre celle du Nautilus,

  • le Junon

(CC Querville) a torpillé le 15,

  • en Mer Ionienne,

le cargo Sant’Antioco (4 995 GRT) et le

Fresnel (LV Saglio,

sur le point de quitter son commandement) a coulé le 21 au canon et à la

  • torpille,

à mi-chemin des côtes ligures et du Cap Corse,

le dragueur magnétique auxiliaire

Rosina S.

(DM.23,

297 GRT).

Enfin,

  • le Yougoslave Neboj
  • !a (CC Mitrovi

!) a coulé en Haute Adriatique le cargo Sacro

Cuore (1 084 GRT),

son deuxième succès plein : depuis le premier,

  • obtenu le 28 janvier 1942,

il n’avait pu qu’endommager au canon,

  • en avril,

le transport militaire Cherso (1 756 GRT).

  • 25 décembre

La Libération de l’Italie

Natale di Sangue

Montecelio,

  • 00h10 – Alors que partout en Italie les fidèles assistent à la messe de Minuit,

premiers combats éclatent à l’est de Rome entre les unités de reconnaissance de la 10.

Panzer

et le 8e Rgt d’Exploration Blindé Lancieri di Montebello (2e Division Rapide Emanuele

Filiberto Testa di Ferro).

Les Allemands sont repoussés.

  • ………

Rome,

  • 00h30 – La démarche d’Ambrosio était inutile : de sa propre initiative,
  • un des

directeurs de la radio nationale ordonne la diffusion du message de Badoglio.

Ce message sera

ensuite répété toutes les heures.

C’est un texte court,

dit d’une voix sourde et sans intonations : « Le gouvernement italien,

reconnaissant l’impossibilité de continuer une lutte inégale,

  • a demandé un armistice aux

Ex-caboteur yougoslave Neretva (160 GRT),

capturé en mai 1941 et transformé.

Le navire a repris le nom du

mouilleur de mines (ex-yougoslave Labud) coulé à Augusta le 17 septembre 1942.

Outre l’Ankara,

les Allemands ont également perdu le 5 décembre le navire-hôpital Graz (ex-navire-école grec

Ares,

  • 2 200 GRT),

victime d’une mine aérienne alliée au nord de Leucade.

  • gouvernements des Alliés.

La demande a été acceptée.

Tout acte d’hostilité contre les forces

des Alliés doit cesser partout et immédiatement de la part des forces italiennes.

Elles

réagiront cependant à d’éventuelles attaques d’autres provenances.

  • 00h35 – Tandis que le message de Badoglio passe sur les ondes,
  • le général Castellano

parvient à contacter les Alliés pour leur signaler ce qui vient de se produire dans la capitale.

  • 01h15 – Le contact téléphonique est coupé avec Viterbe.

Peu après,

  • c’est au tour de Bologne
  • de ne plus répondre.
  • ………

Bologne,

nuit de Noël – Quoique bien informé de la tension croissante avec les Allemands,

  • général Alberto Terziani,

chef du commandement de défense de Bologne,

  • est allé à la messe
  • de Noël avec sa famille,

après avoir consigné ses hommes dans leurs casernes.

Dans la

  • journée du 24,

il a rencontré des représentants du Front National,

  • mais a refusé d’armer la

population (« Pas la veille de Noël

  • ! » aurait-il dit).

C’est en plein dîner de réveillon qu’il est

  • capturé par les Allemands,

lesquels prennent aisément le contrôle de la ville,

  • malgré quelques

actes héroïques de petites unités qui tentent de résister.

Portoferraio (île d’Elbe),

  • 00h15 – Le commandant des E-Boots S-152,
  • 153 et 154 a reçu

l’ordre d’appareiller avant que les Italiens ne songent à bloquer sa flottille.

Il doit se diriger

vers Livourne : contrairement à celle de l’île d’Elbe,

la prise de contrôle de ce port par les

forces allemandes peut en effet être rapide.

Pour donner le change,

  • officiers et hommes

d’équipage ont ostensiblement fêté Noël tout en préparant discrètement leur sortie.

Les trois

vedettes mettent en route dans un port endormi qu’elles ne vont pas tarder à réveiller.

  • chef,

qui n’apprécie guère ses alliés de la veille,

a en effet décidé de ne pas partir sans faire

  • quelques dégâts.

Faute de but valant d’être torpillé,

il décide de s’en prendre aux trois VAS (VAS-209,

214 et

  • 217) mouillées non loin de ses bateaux.

Les E-Boots élongent leurs cibles en faisant feu de

tous leurs canons et mitrailleuses avant de prendre de la vitesse pour sortir du port.

quelques marins italiens de garde à bord des VAS n’ont pu répliquer

  • seule une position de

DCA légère placée à l’entrée du port ouvre le feu au passage des E-Boots,

  • en vain… Les

vedettes allemandes s’éloignent indemnes dans la nuit,

laissant derrière elles les trois VAS

  • durement touchées.

Dévorée par un incendie incontrôlable,

  • la VAS-214 finira même par
  • couler.

C’est le premier acte de ce que l’on appellera,

suivant les auteurs et leur origine

  • géographique,

“les Dix jours de l’Elbe” ou “d’Elbe-Piombino” voire “de Piombino”.

Le commandant de la Regia Marina à Portoferraio,

responsable de la défense de l’île,

  • compte immédiatement,

mais en cette nuit de Noël très animée,

  • son message va se perdre
  • avant d’atteindre Rome.

Personne dans la flotte italienne ne sera informé de la présence de

trois vedettes lance-torpilles hostiles en Haute-Tyrrhénienne…

Frioul,

  • 01h30 – Le général Mario Robotti fait route vers Fiume,
  • que les Slaves appellent

Rijeka.

Dès réception du Promemoria N.1,

il a tenu à se rendre à Padoue pour se concerter

  • avec son voisin Ezio Rosi,
  • commandant de la 8e Armée.

Le temps de pourvoir aux

conséquences de son absence (même si elle ne doit être que de courte durée),

  • il est arrivé à

Padoue le 23 au matin.

Après deux jours de kriegspiels intenses (et aux résultats jamais très

  • réjouissants),

Rosi l’a convaincu de partager avec lui le dîner du réveillon (« Que voulez-vous

  • qu’il arrive à Noël
  • ? »).

La dernière bouchée avalée,

il a pris la route du retour afin de se

trouver à son quartier général au moment de l’armistice,

  • qu’il sait proche.

Les phares bleus éclairent très peu et il lui semble que son nouveau chauffeur connaît mal la

  • région.

Ne devraient-ils pas avoir traversé l’Isonzo

  • ? Le chauffeur,
  • embarrassé,
  • s’arrête pour

prendre la carte dans sa boîte à gants et s’aperçoit qu’au lieu d’une carte du Frioul,

  • il a pris

par erreur une carte… du désert égyptien,

  • à l’ouest d’Alexandrie.

Furieux,

Robotti n’a pas le

temps de décider d’une sanction adéquate : son Alfa-Romeo 2500 est encadrée par des side-

  • cars BMW R-75,

d’où pointent vilainement des fusils-mitrailleurs.

L’un des soldats allemands

se penche à la portière : « Herr General

  • ? Veuillez nous suivre… »

Fiume/Rijeka – Le général Gastone Gambara est furieux lui aussi,

  • mais c’est parce qu’il a

appris par la radio la capitulation du royaume,

  • comme n’importe qui.

Commandant par

  • intérim de Supersloda,

il n’a pas eu le temps de prendre ses dispositions.

Il vient à peine de

terminer le déménagement de l’état-major de Su"

  • ak à Fiume,

ordonné dès le 21 décembre par

Robotti.

Décision sans doute judicieuse : non seulement Su"

  • ak est pleine de Slaves de la

MVAC (Milice volontaire anticommuniste,

dite Garde Blanche) à la loyauté très douteuse,

mais Gambara suppose (avec raison) que les Alliés ne vont pas tarder à ramener les Italiens à

l’intérieur de leurs frontières d’avant-guerre.

Autant prendre les devants,

  • pour une fois… En
  • privé,

Gambara ne cache pas son peu d’estime pour les talents politiques et militaires de

Badoglio.

Et Robotti,

  • son supérieur,
  • qui ne revient pas
  • ………

Rome,

  • 02h20 – Après avoir discuté avec des membres de l’état-major de la Regia

Aeronautica,

le général Ambrosio fait transmettre un ordre consignant au sol tous les avions

italiens afin d’éviter toute erreur ou confusion pour la journée à venir.

Dans la foulée,

il se résout enfin à donner des instructions claires aux grands commandements

  • des Balkans.

En effet,

l’annonce de l’armistice leur semblant assez explicite,

Badoglio et

Ambrosio étaient tombés d’accord sur l’inutilité de diffuser les messages codés relatifs à la

mise en œuvre du Memoria 44 op et des Promemoria N.1 et N.2.

Ce qui était oublier un peu

  • vite que ces instructions,
  • et notamment la dernière,

n’avaient pas forcément atteint tous leurs

  • destinataires
  • ! Comprenant son erreur,

Ambrosio fait adresser des radiogrammes au Comando

Forze Armate Montenegro et aux Comandi Superiori FF.

  • d’Albanie et de Grèce.

Ils ne

seront pas d’une grande utilité…

Bref et vigoureux,

mais sans doute guère plus utile,

est le message que le général Roatta fait

téléphoner un peu plus tard aux commandements occidentaux – les seuls à avoir reçu naguère

le Memoria 44 op – entre 02h50 et 03h35.

Rédigé de façon à ne pas contrevenir à l’ordre de

Badoglio interdisant la diffusion du message codé prévu (« Attuare misure ordine pubblico

Memoria 44 »,

« Exécuter mesures ordre public Mémoire 44 »),

il dit sobrement : « Ad atti di

forza reagire con atti di forza »,

« A la force réagir par la force ».

Mais,

  • en divers lieux,
  • il est
  • déjà dépassé.
  • 02h30 – Des éléments du 2e Groupement Blindé San Marco (rattaché à la 2e Division Rapide)

tentent de se porter vers l’aérodrome de Guidonia,

  • au nord-est de la capitale.

Ils sont arrêtés à

la lisière du terrain par les soldats de la Hermann-Göring.

  • ………

Tunis,

  • 03h00 – On décide d’embarquer dans les planeurs de la première vague les éléments

anti-chars du 2e REP et de la 82e Airborne.

  • ………

Rome,

  • 03h15 – Au standard du Ministère de l’Intérieur transformé en Quartier Général,
  • contact est perdu avec Milan.

Les dernières communications indiquaient que la SS-Division

Hohenstaufen contrôlait la ville,

mais qu’une résistance sporadique enflammait plusieurs

  • quartiers.
  • 03h15 – Ambrosio confère avec les généraux Baldassare et De Stefanis.

En attendant des

nouvelles de la Trieste et de la Pasubio,

dont le silence est inquiétant,

  • les trois hommes

décident d’envoyer un des trois bataillons de chars de l’Ariete en renfort du Groupement San

Marco,

qui tient la route allant de Guidonia à Rome,

et d’envoyer un autre bataillon blindé

  • vers Fiumicino.

Pendant la réunion des trois généraux,

les communications sont interrompues avec Vérone et

Padoue.

  • 03h40 – Le maréchal Badoglio,
  • les généraux Ambrosio,

Carboni et Castellano et le Roi

tiennent une réunion avec la maison militaire de ce dernier.

Le maréchal conseille de quitter

Rome au plus vite : « S’ils nous trouvent [i.e.

  • les Allemands],
  • ils nous coupent la tête à

Un plan d’évacuation vers le Lido di Roma est préparé pour le Roi,

  • sa famille,

gouvernement et l’état-major,

mais tout va dépendre des informations que le bataillon de

chars chargé de reprendre Fiumicino pourra recueillir.

  • 04h30 – Le ministère de l’Intérieur reçoit un message annonçant que le quartier général de la

police à Turin est encerclé par les forces allemandes,

mais qu’un soulèvement s’est déclenché

  • dans les quartiers ouvriers.

Ce soulèvement est soutenu par une partie des troupes de la 105e

DI Rovigo,

qui est malheureusement encore en cours de transfert de Cannes à Turin et ne

dispose pas d’armes lourdes.

Fiumicino,

  • 05h00 – Des combats éclatent entre l’aérodrome et la côte : les premiers éléments

de l’Ariete se heurtent aux unités avancées de la Hermann-Göring.

Rome,

  • 05h05 – Le contact téléphonique est perdu entre le ministère de l’Intérieur et le QG de
  • la police à Turin.
  • 05h15 – Des nouvelles venues d’un poste de police à Turin confirment que des combats ont

lieu dans les quartiers ouvriers

l’un des halls de montage de la Fiat est occupé par des

ouvriers et des soldats de la Rovigo.

  • ………

Genazzano,

  • 05h20 – La reine Elisabeth se réveille en pleine nuit,
  • croyant entendre dans le

lointain des tirs d’artillerie.

Alors qu’elle sort de sa chambre,

la mère supérieure se dirige vers

  • elle,

affolée : les Alliés ont débarqué à Gaète et on se battrait contre les Allemands dans les

  • environs de Rome.
  • « Gaète

! » pense la Reine avec effroi.

Elle se souvient de la malédiction

que sa tante Marie-Sophie avait proférée lorsqu’elle avait appris les plans de mariage entre

Marie-José et Umberto.

La dernière reine des Deux-Siciles,

âme de la résistance désespérée

des dernières troupes napolitaines dans Gaète assiégée,

n'avait jamais pardonné aux Savoie de

lui avoir dérobé son trône.

Elisabeth réveille Marie-José,

pourtant épuisée par sa grossesse finissante.

Que faire

S’enfuir,

  • mais de quel côté

? Personne n’a la moindre idée de l’emplacement du front.

On ne

peut évidemment pas prendre le risque de tomber sur une patrouille hostile.

  • finalement,

le mieux est de rester cachés au couvent en attendant que la situation se décante.

  • ………

Reggio de Calabre,

05h30,

opération Bedlam – Trois brigades du Ve Corps d’Armée

  • britannique,

les 14e et 231e Brigades d’Infanterie et la 22e Guards Brigade,

  • débarquent sur des

plages un peu au nord de Reggio.

Les troupes italiennes n’opposent aucune résistance.

Cependant,

Allfrey,

respectant les ordres de Montgomery,

s’applique à sécuriser le secteur et

à préparer l’arrivée du reste de ses troupes sans s’aventurer à filer vers le nord.

  • ………

Montecelio,

  • 06h00 – Renforcées par des unités mécanisées et l’équivalent d’une compagnie
  • de chars (en fait,

la compagnie légère de l’un des deux bataillons de Panzers),

  • les troupes de la

Panzer contre-attaquent.

Après une demi-heure de combat,

  • elles forcent les éléments

avancés du Lancieri di Montebello à se replier.

  • ………

Fiumicino,

  • 06h45 – Les blindés italiens arrivent à reprendre le contrôle de l’aérodrome après

plus d’une heure et demie de combats confus.

Ils trouvent dans les bâtiments les cadavres

d’une centaine de soldats italiens sommairement exécutés par les Allemands.

  • ………

Ile d’Elbe,

  • 06h50 – Après bien des hésitations,

le commandant de la défense terrestre de

  • l’Elbe,

poussé par des marins furieux,

réagit à l’agression commise par les vedettes

allemandes en ordonnant la neutralisation des forces terrestres du Reich présentes dans l’île.

La mission de liaison de la Kriegsmarine ayant plié bagage à bord des E-Boots,

  • il s’agit de

membres de la Luftwaffe : quelques hommes chargés des liaisons avec la Regia Aeronautica

et surtout 120 artilleurs de DCA.

Ces hommes servent deux batteries placées en des points

stratégiques de l’île et fortes chacune de quatre pièces de 88 mm et de trois canons de 20 mm

Flak-38.

Ces batteries ne se rendent pas sans combattre – les combats durent une dizaine

  • d’heures,

faisant quinze morts chez les Allemands et dix chez les Italiens.

Ces derniers font

  • plus de cent prisonniers,

qui seront bien traités et transférés en Sardaigne.

Ils éviteront à Elbe

de sanglantes représailles…

Au large de Livourne,

à partir de 07h00 – Les E-Boots S-152,

  • 153 et 154,
  • qui croisent au
  • large du port toscan,

ont reçu pour mission de s’opposer à la fuite vers le sud de tout navire de

guerre ou bâtiment de commerce italien.

De fait,

les trois vedettes ont intercepté

successivement près des Secche de la Meloria quatre petits bateaux de commerce ou de pêche

venant du nord et se dirigeant vers Livourne,

  • supposé encore sûr.

N’entendant couler leurs

prises qu’en cas de nécessité,

les E-boots sont en train de naviguer en convoi avec elles,

  • faible allure,

quand les vigies signalent l’arrivée de navires de guerre,

  • les torpilleurs d’escorte

Orione (CC Emanuele Bertetti) et Pegaso (CF Riccardo Imperiali di Francavilla,

  • chef de
  • groupe),

partis de La Spezia peu avant 05h00.

Réagissant avec promptitude,

le chef d’escadrille décide de tendre un piège aux nouveaux

  • venus,

trop bien armés pour un combat à découvert.

Espérant ne pas avoir été repéré par les

Italiens,

il utilise comme écran ses quatre prises,

les contraignant à hisser le signal de

  • demande d’assistance.

Comme escompté,

les deux torpilleurs infléchissent leur route pour

  • venir voir ce qui se passe.

Le piège semble fonctionner à merveille quand un incident imprévu

  • l’évente prématurément.

Malgré la présence d’une garde armée,

  • l’homme de barre du

chalutier Amba Aradam (405 GRT) n’hésite pas à abattre brutalement sur bâbord de façon à

révéler aux torpilleurs la présence de la S-153 naviguant à ses côtés.

Il paie son geste de sa

mais son sacrifice force la S-153 à se lancer en avant prématurément.

C’est le début d’une

mêlée sauvage où la fortune favorise alternativement chaque camp.

Tout de suite,

la S-153 est touchée par les tirs du Pegaso,

qui lui tuent plusieurs hommes.

CF Imperiali s’apprête à l’achever,

mais son navire est alors attaqué par la S-154 et il dirige

son feu vers ce nouvel adversaire.

Ce duel est fatal aux deux combattants : la vedette parvient

à blesser à mort son adversaire d’une torpille qui le frappe au tiers arrière,

  • mais elle est

touchée de plein fouet par un obus de 100 mm et explose,

  • pendant que le Pegaso sombre
  • lentement.

Imperiali commentera ainsi la perte de son navire : « En fin de compte,

Allemands m’ont évité de choisir entre livrer mon navire à l’ennemi d’hier ou le saborder,

c’est à dire entre un acte contraire à l’honneur et un acte contraire à la discipline

De son côté,

la S-152 tente de s’en prendre à l’Orione,

mais ne parvient pas à gagner une

  • bonne position pour lancer.

Son commandant préfère rompre le combat,

  • profitant de sa vitesse
  • très supérieure,

mais la chance l’abandonne : un incident mécanique (peut être dû à un near

miss) ralentit brutalement l’E-boot,

qui succombe sous les tirs de l’Orione.

Enfin,

  • la S-153,
  • quelque peu oubliée,

pourrait chercher à se dérober,

  • mais son commandant,

disposant encore de ses deux torpilles,

veut liquider ses plus grosses prises : il lance une

torpille sur l’Amba Aradam et l’autre sur le Pertinace (498 GRT).

La première manque,

seconde touche et envoie par le fond le caboteur.

Mais quand la S-153 veut décrocher,

  • elle se

fait elle-même torpiller par l’Orione,

qui a réglé ses deux engins à la profondeur minimum

pour en finir avec ce trop véloce adversaire.

Le commandant Bertetti n’a plus qu’à récupérer les rescapés du Pertinace,

  • l’équipage et les

passagers du Pegaso (moins dix-sept tués ou disparus) et quelques prisonniers allemands

(dont les gardes placés sur les prises).

Cela fait,

il met le cap sur Portoferraio accompagné des

trois bateaux libérés : outre l’Amba Aradam,

la petite citerne Baciccia (180 GRT) et le voilier

Idria (160 GRT).

  • ………

Haut-Adige (alias Tyrol du Sud),

  • 07h00 – La prise de contrôle de Bolzano (Bozen) s’est

accomplie très rapidement dans la nuit : le quartier-général du XXXVe Corps d’Armée est

tombé après une courte résistance.

Il est vrai que sa principale force,

  • la Division Alpine

Tridentina,

  • selon ses ordres,

presqu’entièrement repassé la cluse de Salorno/Salurn pour

aller renforcer la défense de la Vénétie julienne.

Dès le 26 décembre,

  • ses derniers éléments

sur place seront réduits à la capitulation,

à Bressanone (Brixen) comme à San Candido

(Innichen).

Dans la nuit du 25 au 26,

suivant un plan arrêté depuis des mois,

  • le Südtirol Ordnungsdienst,

police clandestine nazie composée d’hommes trop jeunes ou trop âgés pour être enrôlés dans

les forces armées italiennes,

  • va passer à l’action.

En peu de temps,

  • ses éléments vont partout
  • remplacer les carabiniers.
  • ………

Gênes,

  • 07h15 – Dans le grand port ligure,

la cible la plus alléchante pour les Allemands est

sans doute le cuirassé Giulio Cesare,

dont les réparations sont presque achevées,

  • mais qui est
  • encore en cale sèche.

Son commandant,

  • le CV Vittorio Carminati,
  • fait pétarder les machines

et mettre hors d’usage l’artillerie principale.

Aux chantiers navals Ansaldo de Sestri Ponente et Voltri,

  • les torpilleurs Auriga,

Eridano et

Rigel ainsi que les corvettes Cormorano et Gru sont coulés en bassin par des charges de

  • sabordage,

tandis que les corvettes Folaga et Ibis sont remorquées en mer et sabordées à 500

  • mètres de la côte.

En revanche,

le croiseur léger Cornelio Silla est laissée intacte,

  • mais il est

est bien loin d’être opérationnel : depuis les dommages subis en novembre 1941,

  • alors qu’il

était en achèvement à flot,

et son renflouement au début de l’année,

  • les réparations ont avancé
  • très lentement.

La Spezia,

  • 07h20 – Un message radio apprend au QG de la Regia Marina,
  • à Rome,
  • que les

marins et les ouvriers de l’arsenal résistent aux forces allemandes envoyées pour prendre le

contrôle du port et se saisir des navires.

Plusieurs centaines d’hommes luttent pied à pied.

sont aidés par des éléments de la 58e DI Legnano – comme la 105e DI Rovigo à Turin,

  • celle-ci

est en cours de transfert à partir de la Côte d’Azur,

mais son appui est décisif pour empêcher

les chantiers navals de tomber rapidement aux mains des Allemands.

Conformément à leurs ordres,

les torpilleurs d’escorte Orione et Pegaso sont partis – nous

  • l’avons vu – à 04h50,

emmenant avec eux nombre d’hommes du Génie Naval.

En revanche,

  • incapable de prendre la mer,

le tout récent torpilleur d’escorte Ardimentoso est coulé,

  • vannes
  • ouvertes.

Pour ce qui est des sous-marins,

les trois éclopés sont sabordés sans attendre : tandis que le

Pietro Micca est proprement coulé,

l’Axum et le H-6 sont sabotés dans leur cale sèche.

Quant

  • aux Acciaio et Platino,

la ferme résistance opposée au nouvel ennemi par les ouvriers permet

de tenter de les mettre en état de prendre la mer.

Comme les trois unités de classe Tritone,

Murena,

Grongo et Sparide,

en construction aux chantiers du Muggiano,

  • demandent encore

plusieurs mois de travaux chacune,

elles sont plus légèrement sabotées.

Le personnel des

chantiers fait surtout disparaître une partie des approvisionnements nécessaires à la poursuite

  • de leur construction.
  • ………

Golfe de Gaète,

  • 07h30 – Les premières troupes alliées mettent pied à terre sans aucune
  • opposition.
  • ………

Rome,

  • 07h40 – Les torpilleurs Palestro et San Martino (venus de Gênes) sont déroutés vers

le Lido di Roma pour y recueillir le Roi et le gouvernement.

  • ………

Albano (banlieue sud de Rome),

  • 08h00 – Les premiers planeurs Horsa se posent sans

incident et débarquent les hommes de la 82e Airborne et du 2e REP.

  • ………

Golfe de Salerne,

  • 08h00 – Les troupes alliées commencent à débarquer.
  • ………

Au large de Foggia,

  • 08h15 –Le radar du cuirassé Roma repère une formation d’avions se

dirigeant vers la petite escadre,

qui a été retardée par des avaries sur les machines du

Giuseppe Missori et de l’Antonio Mosto.

Après quelques minutes d’attente,

  • il apparaît que ces
  • avions sont allemands.

Ce sont 18 Do 217 E-5 et K-2 escortés par 12 Bf 110 G-1 et 16

Bf 109 G.

Les Dornier larguent,

  • à distance respectable,
  • 18 missiles guidés Hs 293 et autant de

bombes planantes FX 1400 (chaque avion embarque une paire de l’une ou l’autre de ces

  • armes nouvelles).

Sur les 18 missiles,

  • cinq,

probablement défectueux (à moins que l’opérateur de l’avion

lanceur n’ait pas pu “capturer” le missile à temps),

s’écrasent en mer à quelque distance (entre

  • 800 et 1 500 mètres) de l’escadre italienne.

Dix missiles se concentrent sur le CL Pompeo

Magno,

qui les évite sans trop de problème en zigzaguant (bien que son commandant,

  • pas plus

que quiconque à bord des navires italiens,

ne sache de quoi il s’agit).

Enfin,

  • trois visent le
  • torpilleur Ciclone,

en train d’émettre un écran de fumée.

Ce dernier réussit à éviter deux des

  • missiles,

mais le troisième explose à moins de 10 mètres de lui.

L’onde de choc endommage

sérieusement le gouvernail du petit bâtiment et arrache l’hélice tribord.

La plupart des bombes planantes FX-1400 se concentrent sur le cuirassé Roma,

  • qui ouvre le

feu avec la partie de son armement AA opérationnel.

Grâce à la maîtrise de son commandant,

  • le Roma évite quatre bombes,

qui explosent en mer à proximité de lui.

Mais trois vont le

  • toucher.

La première frappe sur la plage avant,

traverse le navire de part en part et explose

  • après être ressortie,

faisant un trou de 18 mètres dans la coque.

La deuxième frappe au milieu

  • du navire,

pénètre dans la salle des machines,

perce le fond de la coque et explose sous l’eau,

causant d’importants dégâts.

La troisième frappe au niveau de la passerelle,

  • tuant le

commandant et plusieurs officiers,

poursuit sa route vers l’intérieur du navire et explose dans

  • la soute à munitions avant.

Une immense explosion,

dont le souffle est ressenti sur les navires

  • voisins,
  • secoue le grand bâtiment,

qui se brise en deux et sombre rapidement.

À peine cette tragédie a-t-elle eu lieu que l’Artigliere (ex-Camicia Nera) est pris à partie par

  • au moins cinq bombes.

Grâce à sa vitesse et sa manœuvrabilité,

il échappe à quatre d’entre

  • elles,

mais la cinquième touche le navire en plein milieu,

confirmant cette vieille croyance des

marins que le changement de nom d’un bateau attire sur lui la malchance.

L’impact détruit la

turbine bâbord et la bombe ressort sous la coque avant d’exploser.

Le choc est violent et le

malheureux contre-torpilleur commence à tourner sur lui-même sous la poussée de la turbine

  • tribord.

Quand il s’arrête,

son équipage ne peut que constater qu’il prend l’eau de manière

  • importante.

Il pourrait peut-être être sauvé,

  • mais le chef de l’escorte,
  • sur le Bombardiere,
  • craint d’autres attaques.

Il donne l’ordre aux survivants d’évacuer à bord des Fortunale et

Uragano et de saborder le navire.

Les avions allemands se retirent sans une perte.

La première attaque de l’Histoire à l’aide de

missiles air-mer guidés a été un succès.

  • ………

Guidonia,

  • 08h30 – Des éléments blindés allemands tentent de percer vers Rome et engagent

le combat contre le Groupement San Marco et l’un des trois bataillons de l’Ariete.

L’affrontement est violent et les Italiens perdent une vingtaine de blindés,

  • mais ils arrivent à
  • arrêter les Allemands.
  • ………

Rome,

  • 08h45 – Le colonel Gavin et le Lt-colonel Glaizot,
  • avec deux jeeps,
  • font leur entrée

par le sud dans la Ville Eternelle.

Glaizot se tourne vers son collègue américain : « Vous

croyez que les livres d’Histoire diront un jour que nous avons pris Rome à nous tout seuls

Gavin sourit : « Et le jour de Noël,

  • en plus
  • ………

Venise,

  • 08h50 – Fermement invité à rejoindre la famille royale,
  • le prince Ferdinando di

Savoia-Genova,

amiral commandant le Département naval de la Haute-Adriatique,

  • a transmis

une demi-heure plus tôt le commandement à l’adjoint que lui avait tout récemment envoyé un

amiral de Courten très prévoyant : l’amiral de division Emilio Brenta,

  • jusqu’alors chef du

département Opérations de la Regia Marina.

Le premier acte de ce dernier est d’ordonner le

départ vers le Sud de tous les navires en état de le faire dans l’étendue de son Département et

  • notamment à Venise même.
  • ………

Tarente,

09h00,

opération Slapstick – La “Force principale ” de l’Escadre de Mer Egée,

navires débordant de parachutistes de la 1st Airborne britannique embarqués la veille à

Benghazi,

se présente devant le champ de mines qui protège le port de Tarente.

Le destroyer

Sikh négocie très prudemment le passage du champ de mines et entre dans le port sans

  • opposition.

La Force principale de l’Escadre de Mer Egée (Captain Guy Grantham,

RN) comprend le CL

HMS Aurora

les CLAA HMS Cleopatra et Dido (amiral)

  • les DD HMS Isis,

Laforey,

Maori,

Partridge,

Sikh et Somali

les DE (classe Hunt-III) MN L’Impérieuse,

L’Iphigénie et

La Résolue.

Le commandement naval allié en Grèce leur a adjoint pour cette mission les

mouilleurs de mines rapides HMS Latona et Welshman.

  • ………

Ajaccio,

  • 09h00 – Le général Magli informe Rome de son plein soutien.

Dès l’aube,

  • il a fait

désarmer les personnels au sol de la Luftwaffe préposés à la garde des aérodromes d’Ajaccio

et de Bastia (souvent utilisés par les appareils allemands) – tout comme les troupes

allemandes avaient désarmé les gardes des aérodromes italiens.

Il fait mettre aux arrêts les

officiers de liaison allemands dans l’île.

Le cas du bataillon SS envoyé par les Allemands

après la disparition de Carlo Scorza,

pour donner aux troupes italiennes des leçons de

  • répression,
  • est plus délicat.

Heureusement,

  • cette unité (qui,
  • en quelques mois,
  • a fourni aux

Corses les meilleures raisons de la haïr) est dirigée par un chef brutal mais pas fou.

Depuis la

  • veille,

sous prétexte de célébrer « un Noël à l’allemande »,

  • il a réuni dans un seul
  • casernement,
  • près de Campo dell’Oro,

la plupart de ses hommes éparpillés dans l’île.

Dans un

  • premier temps,

les Italiens pourront se contenter de faire en quelque sorte le siège de ces

  • bâtiments.

Au même moment,

Magli transmet aux chefs de la Résistance locale une offre que ceux-ci ne

peuvent guère refuser : jusqu’au rétablissement de « circonstances normales »,

  • les troupes

d’occupation italiennes resteront autant que possible dans leurs zones de cantonnement et

s’abstiendront de la moindre action un tant soit peu agressive à l’égard de la Résistance,

l’instant que celle-ci en fera autant.

Tous les pouvoirs civils seront délégués « aux autorités

françaises civiles légales ».

Une restriction : les Français « qui le désireraient » (en pratique,

les administrateurs nommés par Laval

!) doivent pouvoir se rendre sans être inquiétés dans les

cantonnements italiens – Magli ne veut pas avoir sur les mains le sang d’hommes qu’il devait

  • protéger.
  • ………

Rome,

  • 09h15 – En exécution des ordres d’Hitler en cas de résistance italienne,
  • 18 Do 217 E4

et 21 Ju 88 des IV/KG 100 et I/KG 26 bombardent Rome.

Le ministère de l’Intérieur est

miraculeusement épargné (même si toutes les fenêtres sont soufflées par une bombe tombée à

  • proximité),

mais le Quirinal est assez sérieusement touché.

Fiumicino,

  • 09h30 – Contre-attaqués par les éléments blindés de la Hermann-Göring,

troupes italiennes sont obligées d’évacuer Fiumicino,

mais elles arrivent à constituer une ligne

de défense à 3 km de l’aérodrome.

Rome,

  • 9h50 – Gavin et Glaizot,

qui ont assisté au bombardement allemand,

  • arrivent au
  • ministère de l’Intérieur.

Ils ont immédiatement une réunion avec le général Ambrosio.

  • ………

Montecelio,

  • 10h15 – Les Stukas des I et II/StG 1 frappent durement les défenseurs italiens.

Le général Enrico Kellner,

qui commande la 2e Division Rapide,

  • est blessé.

Les chars

allemands passent à l’attaque et bousculent les troupes italiennes en pleine confusion.

  • ………

Golfe de Gaète,

  • 10h20 – Deux Ju 88 sont abattus dans le golfe de Gaète par les Martlet II du

Sqn 885 (HMS Victorious).

  • ………

Hôtel Campo Imperatore,

Gran Sasso,

  • 10h30 – L’inspecteur Gueli,
  • chargé de garder

Mussolini dans sa résidence surveillée,

reçoit un appel de son ancien patron,

Senise,

  • qui était

chef de la police jusqu’au 1er novembre.

  • ………

Rome,

  • 10h40 – Nouveau bombardement allemand.

Cette fois,

ce sont 14 He 111 H6 escortés

par 16 Fw 190 A4 qui larguent leurs bombes sur la ville.

La basilique Saint-Pierre est touchée

  • à deux reprises.

Au ministère de l’Intérieur,

Gavin et Glaizot décident d’envoyer tous les parachutistes

disponibles renforcer les défenses des portes est de la ville.

Des camions italiens viennent

embarquer les parachutistes tandis que les unités anti-chars (armés de canons de 57 mm et de

canons sans recul de 3,45 pouces et de 81 mm ) suivent avec leurs jeeps sorties des planeurs.

  • ………

Reggio de Calabre,

11h00,

opération Bedlam – Aucune opposition n’ayant gêné le

débarquement de ses trois premières brigades,

  • la tête de pont sécurisée,

Allfrey peut ordonner

la traversée du reste de la 6e Division d’Infanterie,

régiment de reconnaissance en tête.

  • ………

Tarente,

11h00,

opération Slapstick – Le Sikh est de retour auprès du reste de l’Escadre de

  • la Mer Egée,

avec à son bord un pilote italien du port.

Le Captain Grantham peut donner

l’ordre à tous ses bâtiments d’entrer dans la rade.

  • ………

Sur les ondes,

  • 11h00 – La radio allemande diffuse en italien un communiqué signé de

Vittorio Mussolini,

Pavolini,

Ricci,

Farinacci et Preziosi : « La trahison ne s’accomplira pas.

Un gouvernement national-fasciste est constitué.

Il travaille au nom de Mussolini.

Soldats,

  • marins,
  • aviateurs,

rejoignez vos camarades allemands.

  • ………

Livourne,

  • 11h30 – Après vingt-quatre heures terribles sans nouveaux ordres mais pendant

lesquelles la radio se fait l’écho d’annonces incroyables du gouvernement et de terribles

  • combats fratricides à Rome,

Borghese réunit ses hommes pour leur annoncer la fuite du Roi et

du gouvernement et le retournement d’alliance de l’Italie.

Tous sont choqués par cette

  • conduite honteuse,

contraire à leur sens de l’honneur (les plus critiques disent que la maison

de Savoie est restée fidèle à sa tradition de trahison) : eux qui,

  • depuis deux ans et demi,

battent aux côtés des Allemands,

se refusent à retourner leur veste et à trahir des camarades de

  • combat.

Borghese explique sa décision de rester à Livourne par son désir de défendre son

drapeau et son honneur à tout prix

il demande pourtant à chacun d’agir selon sa conscience

et promet un congé régulier à ceux qui veulent partir.

La grande majorité des hommes de la

Decima Mas décident de le suivre,

avec les navires qui se trouvent encore sur place : l’aviso

  • rapide Diana,

le chalutier Cefalo et le sous-marin Durbo.

Le charisme de Borghese entraîne

  • aussi les quatre MAS (582,
  • 585 et 586),

voisines des navires de la Decima et qui

collaboraient à l’occasion avec elle.

Ni le combat naval des Secche de la Meloria,

  • ni les heurts









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