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catalogue général des cartes plans et dessins darchitecture

l'attention de la Commission sur un ensemble d'anciens plans cadastraux de la (2) E. Coyecque Les plans cadastraux de la ville de Paris aux Archives ...

CATALOGUE

GÉNÉRAL

DES

CARTES, PLANS

ET

DESSINS D'ARCHITECTURE

RÉPERTOIRE

DES PLANS CADASTRAUX DE PARIS

COTÉS

F31 3 à 72

LEVÉS

de 1809 à 1854

MINISTÈRE

DES AFFAIRES CULTURELLES

DIRECTION DES ARCHIVES DE FRANCE

ARCHIVES NATIONALES

CATALOGUE

GÉNÉRAL

DES CARTES, PLANS

ET

DESSINS D'ARCHITECTURE

RÉPERTOIRE

DES PLANS CADASTRAUX DE PARIS

COTÉS

F31 3 à 72

LEVÉS

de 1809 à 1854 PAR

Michel LE

MOËL

Conservateur

aux Archives Nationales PARIS S.

E. V. P. E. N. - 13, rue du Four (VIe)

1969

INTRODUCTION

Dans sa séance du 19 janvier 1899, la Commission municipale du Vieux Paris reçut une communication de Cosselin-Lenôtre. L'auteur de Paris révolutionnaire attira l'attention de la Commission sur un ensemble d'anciens plans cadastraux de la ville déposé à la Direction des Contributions directes de la Seine, rue Poulletier. La collection ne comprenait pas moins de vingt-quatre volumes in-folio représentant le cadastre du Paris

des douze arrondissements, levé de 1812 à 1825, auxquels venaient s'ajouter unecentaine de feuilles concernant les principaux monuments de la ville, ainsi que les plans

des communes annexées par la loi du 16 juin 1859. Lenôtre souhaitait le versement des précieux relevés aux Archives de la Seine et la Commission le suivit : deux jours plus tard, le préfet écrivait dans ce sens au Directeur général des Contributions directes.

L'écho

donné à cette révélation ne se fit pas attendre. Dès le 26 janvier suivant le journal l'Éclair livrait au grand public, dans un style savoureux et en les assaisonnant d'inexactitudes, les précisions apportées par Lenôtre " collaborateur de M. Victorien Sardou dans ses recherches urbaines ». La conclusion était de la meilleure veine :

Ce plan, ce n'est pas une découverte à proprement dire, puisqu'il appartient auxarchives des Contributions. Mais qui se souciait d'y aller voir ? Les chats et les rats

sous les gouttières du toit y tenaient cour plénière, jamais dérangés dans leurs ébats.

Il est probable que l'on va arracher cet intéressant document à la rue Poulletier où il n'a pour témoins que le silence et l'ombre afin de le déposer dans un lieu plus

accessible. Ceci regarde l'Administration municipale et le Préfet de la Seine, tropdésireux de servir les intérêts de Paris et de ses historiens ».

La communication de Lenôtre était loin de rendre un compte exact de la nature des collections conservées rue Poulletier. L'historien attendit le 1er mars 1900 pour préciser à la Commission du Vieux Paris qu'il existait en outre quatre-vingts cartons " des plans

de toutes les maisons » et souhaitait leur dépôt à la Bibliothèque historique de la ville.

En

fait, le nombre d'articles qui réunit les plans d'immeubles parisiens s'élève à soixante-

dix, et c'est le contenu de cet ensemble qui fait l'objet du présent répertoire.

Dans le

même temps, l'Administration ne restait pas inactive. Dès le 11 août 1899Édouard Arnoux, administrateur de la 2e division de la Direction générale des Contri-

butions directes, entrait en relations avec les Archives nationales. Le principe du verse-ment fut rapidement acquis. Le lieu suscita diverses polémiques au sein desquelles

il parait anachronique et superflu de s'aventurer près de soixante-dix ans plus tard. Le

29 avril 1900 Edouard Arnoux signait un rapport relatif à la nature des collections

cadastrales dont la valeur documentaire n'a peut-être pas assez été mise en lumière. Les 12 et 13 août 1901, le versement fut effectué au palais Soubise.

Il suffit de rappeler

pour mémoire (1) la composition du versement : deux atlas de plans cadastraux par quartiers, levés de 1807 à 1821 sur le fond du plan de Verniquet; cotés F 117333 et 117334, actuellement F31 1 et 2;

soixante-dix cartons de feuilles d'immeubles; cotés F 117335 à F 117401 bis,actuellement F31 3 à 72;

Vingt-quatre atlas de plans de maisons par îlots, levés de 1810 à 1836; cotés F 117402 à F 117425, actuellement F31 73 à 96;

enfin deux-cent neuf plans de palais, hôtels, lycées et collèges, églises et couvents,hôpitaux, halles et marchés, levés entre 1807 et 1834 à des échelles variant entre le

1/200 et 1/500; cotés F 117426 à F 117634, actuellement N III Seine 1296 à 1504.

E. Coyecque devait

peu après consacrer un article demeuré justement célèbre àl'ensemble de ces collections (2). Le rapport d'E. Arnoux, d'ailleurs cité par l'auteur,

y est pratiquement reproduit in extenso. Le seul élément nouveau se rapporte aux plans

des communes annexées à Paris par la loi du 16 juin 1859, dressés sous l'Empire et sousla Restauration, puis sous la Monarchie de Juillet. Ils entrèrent aux Archives nationales

en

1931 et sont actuellement cotés F31 98 à 104 bis. Une note additionnelle vient enoutre très heureusement rappeler l'existence d'un double, malheureusement incomplet,

de la collection des plans par îlots conservée au Cabinet des manuscrits de la Biblio- thèque nationale dans le fonds des nouvelles acquisitions françaises, sous les numéros

206871-48.

Rappelons,

pour conclure, qu'en juillet 1935 le Service géographique de l'Armée effectua le versement aux Archives nationales de 2.295 plans du cadastre par masses de culture, levés en vertu de l'arrêté des Consuls du 12 brumaire an XI (3 novembre 1802) [3]. L'ensemble concerne 71 départements. Paris s'y trouve intéressé en raison de quatre des communes qui lui furent annexées et qui sont représentées ici : Auteuil (an XI), Montrouge (an XIII), La Villette (an XIV), Vaugirard (an XIII), actuellement réunis dans l'article coté F31 156.

LA COLLECTION DES FEUILLES CADASTRALES

DES IMMEUBLES PARISIENS

Au nombre d'un

peu plus de 25.000 et réunis en soixante-dix cartons (4), les plans qui constituent la partie de la sous-série F31 analysée intéressent exclusivement les douze arrondissements entre lesquels la capitale fut partagée jusqu'en 1860. Primitive- ment conçus pour ce cadre, ils sont maintenant répartis dans celui de nos arrondisse- ments actuels. Si l'utilisation ultérieure de ces documents par l'Administration et leur facilité de consultation dictèrent une telle refonte, il faut bien reconnaître que l'aspect de notre fonds - celui du Paris antérieur aux travaux d'Haussmann et à l'annexion des communes suburbaines - s'en trouve sensiblement altéré. Faut-il rappeler que les limites présentes de ceux de nos arrondissements qui recouvrent le territoire de l'Ancien (1)

Cf. Arch. nat., ABVd 8.(2) E. Coyecque, Les plans cadastraux de la ville de Paris aux Archives nationales dans Bulletin de laSociété de l'Histoire de Paris et de l'Île de France, t. X, 1908, p. 238-278.(3) Cf. États sommaire des versements faits aux Archives nationales par les ministères et les adminis-trations qui en dépendent, t. III, 1957, p. 351-358.(4) Le carton coté F31 42 est en effet en déficit.

Paris ne coïncident guère avec celles de leurs prédécesseurs ? De plus, la classification nouvelle adoptant les divisions administratives du Paris moderne aboutit à une solution

fatalement bâtarde : seuls les onze premiers de nos vingt arrondissements contempo-rains voient leurs quatre quartiers représentés dans ce nouveau cadre. Nos XIIe, XIIIe,

XIVe et XVe arrondissements y figurent à peine. Quant à l'absence des quatre derniers arrondissements formés de communes annexées, elle apparaît d'elle-même.

Il était impossible de revenir

sur le parti adopté. Cependant, et comme on le verraplus loin, le souci de se replacer dans le contexte nous a fait choisir comme point de

départ, pour chaque analyse de rue, la mention de l'arrondissement ancien.

Exécuté de

1809 à 1855, l'établissement des feuilles cadastrales par immeubles

comporte deux périodes distinctes. La première, qui s'étend entre 1809 et 1836, voit

s'élaborer parallèlement à sa réalisation celle d'un deuxième ensemble par ilôts dit

" plan de Vasserot » réuni en vingt-quatre atlas (1). Or l'existence d'un double - qu'on nous permette d'employer ce terme en dépit des différences de conception, d'échelles et

de facture - se révèle ici particulièrement efficace. En effet, si on possède la feuilled'un bâtiment, il est utile de pouvoir, grâce à l'atlas correspondant, le replacer dans

son îlot et partant le bien situer dans le temps et dans l'espace, mais surtout, il faut attirer l'attention sur le caractère lacunaire de la collection des feuilles d'immeubles. Le quartier de la Cité en fournit un bon exemple : mal représenté parmi les plans de maisons, son relevé par ilôt effectué en 1827 (F31 90), précis et comportant encore bon nombre des anciennes églises, vient heureusement combler cette lacune.

Toutefois,

et c'est là un des caractères spécifiques de la collection par feuilles, les relevés furent poursuivis jusqu'en 1855 : cette mise à jour est évidemment précieuse pour suivre l'évolution topographique, économique et sociale de la capitale jusqu'au

début du Second Empire. Ainsi, feuilles d'immeubles et plan dit " de Vasserot » secomplètent-ils l'un l'autre à merveille.

Comparé

aux atlas par îlots, l'ensemble des plans de maisons offre moins d'unité dans son exécution. De fait, l'Empire et la Restauration ne font pas preuve d'un souci d'unification dans la technique des relevés, ce qui se traduit par l'emploi de lavis, voir d'aquarelles aux teintes diverses, et de feuilles aux formats les plus variés. Les feuilles

cadastrales n'adoptent un aspect à peu près immuable que vers 1829, époque ouPh. Vasserot commence à signer seul toute une partie de la collection des relevés. En

ce qui concerne les caractères internes de nos documents, on constate qu'une évolution se produit dans le même sens. Certes, et dès le début de leur établissement, les feuilles comportent les plans du rez-de-chaussée des bâtiments généralement levés à l'échelle

de 1/200, mais la légende qui les complète est plus ou moins fournie. Là encore, à partir

des dernières années de la Restauration, on relève l'usage qui devient constant des pré-

cisions suivantes : l'arrondissement, le quartier, et parfois l'îlot auxquels appartiennentla rue où est situé l'immeuble sont accompagnés de la numérotation de ce dernier.

D'autres mentions suivent, absentes dans le plan de Vasserot : le nom du propriétaire, la longueur de la façade sur rue, la superficie de la propriété comprenant la distinction entre

la surface bâtie, celle des cours et celles des jardins. Plus rarement est désormaisindiquée la distribution du rez-de-chaussée des hôtels importants. De même, la valeur

vénale de l'immeuble, parfois portée au crayon sur certaines feuilles, tend à disparaître.

La signature du géomètre-expert, auteur du relevé, et fréquemment celle du contrôleurdes contributions directes viennent ensuite apporter leur caution à la feuille ainsi

dressée. (1) Arch. nat., F31 73 à 96. - 10 - A

cet égard, il faut noter qu'on rencontre rarement des mentions aussi précises quecelle qui accompagne le plan d'une maison de la rue d'Enfer en 1811 : " Pommery etTannerot, géomètres employés au cadastre » (1). Pendant la période initiale, l'importance

de l'oeuvre à accomplir entraîne la participation d'une quarantaine de collaborateurs. Il faut pourtant retenir avec prudence ce chiffre, certaines feuilles n'étant pas signées.

Aux géomètres identifiés avec plus ou moins de sûreté se mêle un certain nombre d'archi-

tectes parisiens qui ne dédaignent pas de prêter leur concours, tels Archangé, L.-P. Baltard, Billaud, Bourdon, Brunet-Debaines, Brunton, Chapuis, Clavareau, Constant,

Danjan, Delaunay, J. Delespine,

Deschamps, Destournelles, Duchesne de Villiers,

Dupuis, Durand, Gabriel, Galimard, Gauché, Gilbert, Huyot, Poussièlgue, Thévenin, de Valcourt. Certains d'entre eux étaient déjà employés par l'Administration. Bourdon

était

architecte-voyer, Brunton architecte de la Préfecture de police. Clavareau fut archi- tecte des hospices sous l'Empire, et Galimard inspecteur général de la grande voirie de Paris. A partir de 1829, et jusqu'au terme de l'entreprise, l'exécution sera exclusive- ment confiée à trois hommes : Ph. Vasserot (de 1829 à 1839), Ch. Vasserot (de 1840 à

1848), M. A. Delucenay (de 1849 à 1854).

Enfin la feuille cadastrale doit

comporter la date à laquelle le géomètre-expert a pro-cédé à son relevé. Mais cette dernière précision est très souvent absente pour la période

1809-1836.

Conscient du caractère fâcheux de cette omission, E. Coyecque avait tenté d'y remédier en dressant un tableau de datation que nous croyons utile de reproduire (2) :

DIVISIONS

OU QUARTIERS DATE D'EXÉCUTION

Ier arrondissement :

Roule ..... 1er mai 1816 - juin 1818Champs-Élysées ..... 15 avril 1817 - juin 1818 Place Vendôme ..... juillet 1818 - février 1819

Tuileries..... 15 avril 1817 - juin 1818

IIe arrondissement :

Faubourg-Montmartre

Mont-Blanc..... 1er mai 1813 - 15 octobre 1814Butte-des-Moulins......

Le Pelletier

IIIe arrondissement :

Poissonière ..... 1er janvier 1810 - 9 août 1811 Contrat social ..... 1er janvier 1810 - 1er mai 1813

Brutus ..... 1er janvier 1810 - 9 août 1811

Mail ..... 1er janvier 1810 - 9 août 1811

IVe arrondissement :

Halle-au-Blé.

Gardes-Françaises..... 25 avril - 31 décembre 1809Marchés.....

Muséum.....

(1) F31 72, p. 361.(2) Cf. E. Coyecque, op. cit., p. 247-249.

Ve arrondissement :

Partie du 1er janvier 1824 au 16

Faubourg-du-Nord..... août suivant, le surplus du

Bondy..... 1er

janvier 1836 au mois de juillet suivant. Bonne-Nouvelle..... 1er janvier - décembre 1823

Bon-Conseil ..... juin 1823 - décembre 1824

VIe arrondissement : Saint-Martin-des-Champs artie en 1832, le surplus en1836

Porte-Saint-Denis ..... Juin-décembre 1829

Lombards ..... 1er septembre 1828 - 1829

Temple ..... Partie en 1832, le surplus en1836

VIIe arrondissement :

Droits-de-l'Homme

Homme-Armé..... 10

août 1811 - 1er mai 1813

Réunion.....

Arcis.....

VIIIe arrondissement :

Montreuil ..... Septembre - décembre 1830

Quinze-Vingts ..... 1830

Popincourt..... 1831 aux premiers mois de 1832Indivisibilité.....

IXe arrondissement :

Fidélité ..... Partie en 1815, le surplus de juillet 1824 à juillet 1825

Fraternité ..... Premiers mois de 1826

Arsenal ..... Partie en 1815, le surplus de

juillet 1824 à juillet 1825

Cité ..... Fin de 1825

Xe arrondissement :

Fontaine-de-Grenelle ..... 1er août 1821 - 1er juin 1823

Ouest..... 1819 - 1er août 1821

Invalides.....

Unité ..... 1er août 1821 - 20 août 1822 XIe arrondissement :

Théâtre-Français..... Juillet

1826 - 1827Pont-Neuf.....Luxembourg..... 1827-1828

Thermes.....

XIIe arrondissement :

Jardin des Plantes ..... 1er janvier 1810 - 9 août 1811 Panthéon ..... 25 avril 1809 - 9 août 1811 Finistère..... 1er janvier 1810 - 9 août 1811Observatoire

LE CADASTRE ET L'HISTOIRE DE PARIS

Les ressources offertes par le cadastre parisien de la première moitié du XIXe siècle sont multiples. N'entreprenant pas une étude de fond, il nous sera permis d'en évoquer seulement les traits essentiels.

La principale bénéficiaire

est évidemment la topographie de la ville. Son étude, de la fin du moyen âge à la Révolution s'appuye à la fois sur les textes et sur les images. En ce dernier domaine, elle est liée à la consultation d'un ensemble d'amirables documents : les atlas censiers du XVIIIe siècle conservés aux Archives nationales. Les relevés parfois inexacts ou lacunaires qui accompagnent le terrier du Roi (1) dressé vers 1710 ouvrent

avec le siècle le début de cette série. Ils ont le mérite de représenter la ville dans sonensemble à une période donnée. Par la suite le nombre des productions et la qualité

de leur technique s'affirment. La rive gauche est essentiellement représentée par les atlas de Sainte-Geneviève, de Saint-Victor, de la Sorbonne, de Saint-Benoît, de Saint- Germain-des-Prés, de l'Université. Sainte-Opportune, le terrier de la Ville, le Temple, et surtout l'archevêché de Paris se partagent la rive droite (2). D'illustres cartographes et géomètres prêtent leur concours, tels l'abbé Delagrive, Rittmann ou Junié. De

par la période pendant laquelle ils ont été dressés, les atlas par îlots et les feuilles

d'immeubles viennent prendre le relai des précédents relevés et souvent les complètent. De 1809 à 1836, dates entre lesquelles fut exécutée la plus grande partie des plans cadas- traux, Paris avait bien peu changé par rapport aux temps classiques. En outre leur facture est beaucoup plus exacte. Dans les atlas de l'Ancien Régime, les propriétés bâties ne sont représentées qu'en masse; désormais le plan du rez-de-chaussée des im- meubles est reproduit. De cette collection exceptionnellement précise, l'archéologie et l'histoire de l'archi- tecture ne tirent pas un moindre secours. Les quelques illustrations réunies dans le répertoire ne peuvent que suggérer les richesses qui s'offrent aux chercheurs. Qu'il

s'agisse de l'enceinte de Philippe-Auguste, de la restitution de demeures mutilées oudisparues, de l'étude de l'habitat parisien, et en un temps où l'opinion commence à

prendre conscience de la valeur et de la sauvegarde des quartiers historiques, le recours aux atlas par îlots et aux feuilles d'immeubles s'impose à l'historien de l'art, à l'urba- niste et à l'architecte. Les documents cadastraux offrent aussi un fidèle reflet du Paris de la première moitié du XIXe siècle dans ses aspects les plus divers. Telle feuille d'atlas, dressée entre 1818 et 1821 (3), représentant le boulevard du Temple, fait reparaître les

Variétés amusantes, les théâtres d'Orsay, des Funambules, de la Gaîté, la première salle

(1) Q1* 10991-10.

(2) Placés dans la sous-série N IV Seine. Cf. M. Hébert et J. Thirion, Catalogue général des cartes,plans et dessins d'architecture, tome 1er, série N, Paris 1958.(3) F31 90.

de l'Ambigu comique et le Cirque olympique de Franconi. Il ne manque pour compléter la résurrection du boulevard du Crime que le plan du Théâtre historique fondé en 1846 par Alexandre Dumas. Une feuille d'immeuble levée en 1849 nous l'a conservé (1).

Pour la

même époque, l'évolution de la vie économique de la capitale et les mutations

qu'elle entraîna ont aussi laissé leur marque. Parmi les marchés, à l'existence plus oumoins éphèmère, on trouve celui de la Friperie installé au pied de la tour Saint-Jacques,

ou

la Halle au Vieux Linge construite de 1809 à 1811 par l'architecte Molinos sur unepartie de l'enclos du Temple (2). Avec la Monarchie de Juillet, les chemins de fer firent

lentement leur apparition en France : la collection par feuilles possède les plans des

premières gares parisiennes. Plus exceptionnel nous semble, de par sa date et sa nature,le plan de la propriété de François de Neufchâteau située rue du Faubourg-Poissonnière,

et levé vers 1814. L'immense jardin est déshonoré par la présence d'importants bâti- ments

parasites, dont le lavis et l'écriture de la légende qui les caractérisent montrentqu'ils furent édifiés après le passage des agents du cadastre. L'intérêt de la pièce appa-raît de lui-même à la lecture de ces mentions : " gazomètre contenant 195.506 pieds

cubes », " bâtiment des cornues », et surtout " les bâtiments teintés de rose constituentl'usine de M. Pauwels fils aîné et compagnie, expertisés en 1825; leur surface est de

2.951 mètres carrés ». Si la première tentative d'éclairage au gaz avait eu lieu en 1817,

passage des Panoramas, on se trouve ici en face de la première usine fondée en 1823 parAntoine Pauwels (3). Dans le même esprit, et en raison de leur mise à jour exécutéede 1839 à 1854, les feuilles rendent fidèlement compte des modifications apportées à laphysionomie de certains quartiers avec le développement de l'artisanat et de la petiteindustrie. Les hangars, appentis, cours vitrées et autres verrues qui dénaturèrentnombre de nos plus beaux hôtels prennent leur plein essor à partir de cette période.

Mais il

est encore un autre domaine où l'utilisation du cadastre se révèle utile : celui

de l'histoire sociale. Paris, en moins de cinquante ans, va presque doubler le nombredes habitants vivant à l'intérieur de ses murs d'octroi. En 1811, plus de 600.000 âmes

coexistent dans les mêmes limites. En 1856, le total atteint presque 1.200.000 (4).

Notons que cette tranche chronologique correspond aux dates extrêmes des relevéscadastraux. La construction est bien loin de suivre la courbe galopante de la pousséedémographique. Si, en 1817, on recense 27.493 maisons, on n'en dénombre pas plusde 30.000 en 1830. Les bénéficiaires majeurs sont les arrondissements et les quartiers

récents ou à la mode, tel l'ancien Ier arrondissement (actuel VIIIe) qui voit de 1817 à1826 construire 509 maisons à l'intérieur de sa circonscription. En revanche, les vieuxquartiers ne participent guère à un essor au demeurant modeste. Dans le même tempsl'ancien IIIe arrondissement, qui groupe les quartiers du Mail, Saint-Eustache, Mont-

martre et

du Faubourg-Poissonnière, possédait, en 1817, 42.932 habitants logés dans1.435 maisons. Dix ans plus tard 63 maisons, nouvellement construites, ne peuventfaire face à un excédent de 11.000 personnes (5). A l'immobilisme de la constructioncorrespond plus anciennement celui du parcellaire, dont le cadastre fixe alors les traitsd'une manière moins pittoresque qu'une gravure de Méryon ou qu'une photographie

de Marville, mais combien révélatrice à celui qui veut bien entrer dans le dénombrement

des façades sur rues et des distributions d'immeubles. C'est encore le règne de la maisonà la longue allée qui mène à une rampe droite, permettant ainsi l'exploitation au rez-de-

(1) F31 59,

p. 323.(2) F31 83, quartier des Lombards, et F31 84, quartier du Temple.(3) F31 52, p. 17.(4) L. Chevalier, La formation de la population parisienne au XIXe siècle, Paris, 1950, p. 40 et 284.(5) L. Chevalier, Classes laborieuses, classes dangereuses, Paris, 1958, p. 216-218.

- 14 - chaussée d'une boutique et de son bouge. Les conditions de vie réservées à la majorité

des parisiens d'il y a plus d'un siècle sont encore inscrites sur les feuilles des atlas parîlots, où le parcellaire s'étire en profondeur dessinant des lanières minces et biscornues

dont les composantes remontent souvent au moyen âge.

Voulant illustrer d'une

manière sensible les possibilités offertes en ce dernier domaine, nous livrons dans le corps de l'introduction un exemple de l'aspect au sol et de l'éléva- tion de la demeure parisienne à la veille de 1830. Compte tenu des dates entre lesquelles

les atlas par îlots furent réalisés, il nous a semblé que le choix de la topographie devait

se

porter vers les quartiers où s'était déroulé le drame de juin 1832. Témoin de l'échauffou-

rée du passage du Saumon, lecteur attentif de Rey-Dusseuil et de L. Blanc (1), Victor Hugo fait émigrer Enjolras et Gavroche à l'angle des rues de la Chanverrerie et Mon- détour pour y brosser l'Épopée rue Saint-Denis. En fait, la plus importante des barri- cades fermait la rue Saint-Martin à la hauteur des rues Aubry-le-Boucher et Saint-Merry, entre ses anciens numéros 30 et 49 actuellement disparus en totalité pour les numéros pairs à la suite de l'opération dite " du plateau Beaubourg ». Une seconde barricade plus

faible se dressait à moins de 60 mètres à la hauteur de la rue Maubuée, elle aussi sacri-

fiée depuis, qui débouchait rue Saint-Martin en face de l'ancien numéro 63, actuelle- ment numéro 119. Le total des maisons enserrées dans ce filet s'élevait à dix-huit et nous en présentons le parcellaire du côté impair de la rue Saint-Martin en raison des cinq derniers témoins dont nous joignons l'image. Sur cet ensemble, onze immeubles

avaient des façades sur rue d'une largeur qui variait entre 4 et 6 mètres, six autress'échelonnaient entre 7 et 10 mètres. Une seule maison s'ouvrait noblement sur la rue

avec 11,50 mètres de façade. Nos cinq demeures rescapées, anciens numéros 55 à 63,

actuellement 111 à 119, présentent trois façades de 4 mètres et deux façades d'environ

8 mètres.

Ainsi la collection du cadastre de

Paris conserve-t-elle le reflet d'une période char- nière de son histoire : c'est bien la ville de Balzac, d'Eugène Sue et de Victor Hugo

qui se perpétue sur les feuillets des atlas par îlots. Mais, déjà, avec la mise à jour des

feuilles d'immeubles réalisée entre 1837 et 1855, germent les mutations qui vont engen-drer le Paris d'Alphonse Daudet et d'Émile Zola.

MÉTHODE

DE TRAVAIL

Toutes les feuilles de maisons

ont été groupées par rues. Ces dernières sont classées

selon l'ordre alphabétique adopté par la Nomenclature des voies de Paris. Chaque rueest suivie de son arrondissement d'époque, celui des douze dont elle relève. Ensuite

sont

précisées la localisation de la voie dans le Paris actuel, ainsi que le sort qui lui a été

réservé : changement de nom ou disparition.

L'appartenance

à l'article de F31 et le numéro de la pièce à l'intérieur de cet article précèdent l'intitulé de chaque plan.quotesdbs_dbs11.pdfusesText_17
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