[PDF] devoir incipit Texte 3 : Honoré de Balzac (





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Site FerrragusLecture critique doc 2

Lecture critique : une œuvre paradoxale. Ferragus ne jouit pas auprès du grand public de la notoriété d'autres œuvres de. Balzac comme Le Père Goriot 



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Support : Ferragus Honoré de Balzac (1833). Extrait 1 : L'incipit de la nouvelle. 1. Surlignez dans le texte les mots et les expressions qui personnifient 



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Texte 3 : Honoré de Balzac (1799-1850) Ferragus



ENTRER DANS UN TEXTE ARGUMENTATIF PAR UNE

1) que critique Ferragus une école naturaliste dont le chef de file est Emile Zola. Ferragus dit que la littérature que l'on enseigne là bas est une " 



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Support : Ferragus Honoré de Balzac (1833). Extrait 2 : Visages urbains. 1. « le plus délicieux des monstres » (l.1) : cette expression est un oxymore.



Ferragus chef des Dévorants

quel temps messieurs ! et qui salue tout le monde ; enfin



Ferragus Chef des Dévorants

Ferragus Chef des Dévorants. Auteur : Honoré de Balzac. Catégorie : Romans. Un ménage tranquille succombe à des soupçons. Fondés ou non ?



LAristocratie dans La Comédie humaine de Balzac: ses pluralismes

DANS LA COMEDIE HUMAINE LE BUT DE BALZAC est de peindre la societe dans sa totalit&. Ferragus Henri Mitterand montre que ces deux mondes coexistent.



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BALZAC. Incipit de Ferragus. Ce roman est une histoire d'amour tragique mais aussi un véritable roman policier au cours duquel deux mondes s'opposent 



Lettres de Ferragus / par Louis Ulbach

FERRAGUS. LOUIS ULBACH. LIBRAIRIE INTERNATIONALE pauvre Balzac que de mauvaisromans onfait en ton nom ... commentaires malveillants



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Honoré de Balzac (1799-1850) Scènes de la vie parisienne Ferragus chef des Dévorants La Bibliothèque électronique du Québec Collection À tous les vents



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Ferragus Balzac - Commentaire de texte - Alexandra Lombard

1 mai 2020 · Balzac publie en 1833 Ferragus qui s'ouvre sur une description de Paris assez surprenante L'auteur y peint la capitale sous les traits du « 



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Balzac Ferragus 1833 Il est dans Paris certaines rues déshonorées autant que peut l'être un homme coupable d'infamie ; puis il existe des rues nobles 



Chapitre 4 Paris brûle : Ferragus chef des Dévorants (1833)

La traversée du visible à l'invisible du licite à l'illicite toujours fortement érotisée chez Balzac articule dans Ferragus un érotisme de la brûlure 



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Texte 3 : Honoré de Balzac (1799-1850) Ferragus chef des Dévorants (1833) Commentaire : vous commenterez le texte de Balzac (texte 3)

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Devoir type EAF Objet d'étude : le roman et ses personnages Corpus : Texte 1 : Denis Diderot (1713-1784), Jacques le fataliste (publié en 1796), incipit Texte 2 : Madame de Staël (1766 - 1817), Corinne ou l'Italie (1807) Texte 3 : Honoré de Balzac (1799-1850), Ferragus, chef des Dévorants (1833) Texte 4 - Jean-Marie-Gustave Le Clézio (né en 1940 ), Désert (1983), incipit Question : Après avoir défini la forme de chaque incipit, vous monterez comment les auteurs cherchent à susciter l'intérêt du lecteur dès les premières pages de leur oeuvre. Travaux d'écriture : Commentaire : vous commenterez le texte de Balzac (texte 3) Dissertation : La seule fonction du personnage de roman est-elle de refléter la société dans laquelle il vit ? Vous répondrez en vous appuyant sur les textes du corpus et sur d'autres oeuvres que vous avez lues ou étudiées. Écriture d'invention : Vous écrirez un début de roman dont l'action se passe de nos jours. Vous accompagnerez cet incipit d'un texte - qui raconte très brièvement l'intrigue de votre roman - qui explique en quoi votre incipit peut séduire le lecteur - qui explique le choix que vous avez fait entre incipit statique, progressif, dynamique ou suspensif Texte 1 : Denis Diderot (1713-1784), Jacques le fataliste (publié en 1796) Multipliant les rebondissements invraisemblables, tout comme les interruptions du narrateur, ce roman met en scène deux personnages, un valet et son maître, qui chevauchent plus ou moins paisiblement sur des routes, vers une destination qui restera inconnue, s'arrêtent dan s des auberges, devisent à bâtons rompus : questions philosophiques, souvenirs intimes, anecdotes... 5 10 15 20 25 30 35 40 Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. LE MAÎTRE. - C'est un grand mot que cela. JACQUES. - Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d'un fusil avait son billet. LE MAÎTRE. - Et il avait raison... Après une courte pause, Jacques s'écria : " Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret ! LE MAÎTRE. - Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n'est pas chrétien. JACQUES. - C'est que, tandis que je m'enivre de son mauvais vin, j'oublie de mener nos chevaux à l'abreuvoir. Mon père s'en aperçoit ; il se fâche. Je hoch e de la tê te ; il p rend un bâton et m 'en frott e un peu durement les épaules. Un régiment passait pour aller au camp devant Fontenoy ; de dépit je m'enrôle. Nous arrivons ; la bataille se donne... LE MAÎTRE. - Et tu reçois la balle à ton adresse. JACQUES. - Vous l'avez deviné ; un coup de feu au genou ; et Dieu sait les bonnes et mauvaises aventures amenées par ce coup de feu. Elles se tiennent ni plus ni moins que les chaînons d'une gourmette. Sans ce coup de feu, par exemple, je crois que je n'aurais été amoureux de ma vie, ni boiteux. LE MAÎTRE. - Tu as donc été amoureux ? JACQUES. - Si je l'ai été ! LE MAÎTRE. - Et cela par un coup de feu ? JACQUES. - Par un coup de feu. LE MAÎTRE. - Tu ne m'en as jamais dit un mot. JACQUES. - Je le crois bien. LE MAÎTRE. - Et pourquoi cela ? JACQUES. - C'est que cela ne pouvait être dit ni plus tôt ni plus tard. LE MAÎTRE. - Et le moment d'apprendre ces amours est-il venu ? JACQUES. - Qui le sait ? LE MAÎTRE. - À tout hasard, commence toujours... » Jacques commença l'hist oire de ses amours. C'était l'après-dînée : il fais ait un temps lou rd ; son maître s'endormit. La nuit les surprit au milieu des champs ; les voilà fourvoyés. Voilà le maître dans une colère terrible et tombant à grands coups de fouet sur son valet, et le pauvre diable disant à chaque coup : "Celui-là était apparemment encore écrit là-haut... » Vous voyez, lecteur, que je suis en beau chemin, et qu'il ne tiendrait qu'à moi de vous faire attendre un an, deux ans, trois ans, le récit des amours de Jacques, en le séparant de son maître et en leur faisant courir à chacun tous les hasards qu'il me plairait. Qu'est-ce qui m'empêcherait de marier le maître et de le faire cocu ? d'embarquer Jacques pour les îles ? d'y conduire son maître ? de les ramener tous les deux en France sur le même vaisseau ? Qu'il est facile de faire des contes ! Mais ils en seront quittes l'un et l'autre pour une mauvaise nuit, et vous pour ce délai. L'aube du jour parut. Les voilà remontés sur leurs bêtes et poursuivant leur chemin. - Et où allaient-ils ? - Voilà la seconde fois que vous me faites cette question, et la seconde fois que je vous réponds : Qu'est-ce que cela vous fait ? Si j'entame le sujet de leur voyage, adieu les amours de Jacques... Ils allèrent quelque temps en silence. Lorsque chacun fut un peu remis de son chagrin, le maître dit à son valet : " Eh bien, Jacques, où en étions-nous de tes amours ?

Texte 2 : Madame de Staël (1766 - 1817), Corinne ou l'Italie (1807) Ce roman met en scène Corinne, mi-Italienne mi-Anglaise, poétesse et artiste, qui guide le lord écossais, Oswald, dont elle s'est éprise, à travers les splendeurs de l'Italie. Le roman se déroule à travers les paysages et les villes de l'Italie, choisies et décrites en fonction des sentiments des héros : naissance de l'amour à Rome, épanouissement en Campanie sous la menace du volcan, mélancolie à Venise, mort de l'héroïne abandonnée dans la rude Florence. 5 10 15 20 25 Chapitre premier Oswald lord Nelvil, pair d'Écosse, partit d' Édimbourg pour se rendre en Italie pendant l'hiver de 1794 à 1795. Il avait une figure noble et belle, beaucoup d'esprit, un grand nom, une fortune indépendante ; mais sa santé était altérée par un profond sentiment de peine, et les médecins, craignant que sa poitrine ne fût attaquée, lui avaient ordonné l'air du midi. Il suivit leurs conseils, bien qu'il mît peu d'intérêt à la conservation de ses jours. Il espérait du moins trouver quelque distraction dans la diversité des objets qu'il allait voir. La plus intime de toutes les douleurs, la perte d'un père, était la cause de sa maladie ; des circonstances cruelles, des remords inspirés par des scrupules délicats aigrissaient encore ses regrets, et l'imagination y mêlait ses fantômes. Quand on souffre, on se persuade aisément que l'on est coupable, et les violents chagrins portent le trouble jusques dans la conscience. À vingt-cinq ans il était découragé de la vie ; son esprit jugeait tout d' avance, et sa sensibilité blessée ne goûtait plus les illusions du coeur. Personne ne se montrait plus que lui complaisant et dévoué pour ses amis quand il pouvait leur rendre service, mais rien ne lui causait un sentiment de plaisir, pas même le bien qu'il faisait ; il sacrifiait sans cesse et facilement ses goûts à ceux d'autrui ; mais on ne pouvait expliquer par la générosité seule cette abnégation absolue de tout égoïsme ; et l'on devait souvent l'attribuer au genre de tristesse qui ne lui permettait plus de s'intéresser à son propre sort. Les indifférents jouissaient de ce caractère, et le trouvaient plein de grâces et de charmes ; mais quand on l'aimait, on sentait qu'il s'occupait du bonheur des autres comme un homme qui n'en espérait pas pour lui-même ; et l'on était presque affligé de ce bonheur qu'il donnait sans qu' on pût le lui rendre. Il avait cependant un car actère mobile, sensible et passionné ; il réunissait tout ce qui peut entraîner les autres et soi-même : mais le malheur et le repentir l'avaient rendu timide envers la destinée : il croyait la désarmer en n'exigeant rien d'elle. Il espérait trouver dans le strict attachement à tous ses devoirs, et dans le renoncement aux jouissances vives, une garantie contre les peines qui déchirent l'âme ; ce qu'il avait éprouvé lui faisait peur, et rien ne lui paraissait valoir dans ce monde la chance de ces peines : mais quand on est capable de les ressentir, quel est le genre de vie qui peut en mettre à l' abri ? Lord Nelvil se flattait de quitter l'Écosse sans regret, puisqu'il y restait sans plaisir ; mais ce n'est pas ainsi qu'est faite la funeste imagination des âmes sensibles: il ne se doutait pas des liens qui l'attachaient aux lieux qui lui faisaient le plus de mal, à l'habitation de son père. Il y avait dans cette habitation des chambres, des places dont il ne pouvait approcher sans frémir : et cependant quand il se résolut à s'en éloigner, il se sentit plus seul encore. Quelque chose d'aride s'empara de son coeur ; il n'était plus le maître de verser des larmes quand il souffrait ; il ne pouvait plus faire renaître ces petites circonstances locales qui l'attendrissaient profondément ; ses souvenirs n'avaient plus rien de vivant, ils n'étaient plus en relation avec les objets qui l' environnaient ; il ne pensait pas moins à celui qu'il regrettait, mais il parvenait plus difficilement à se retracer sa présence. Texte 3 : Honoré de Balzac (1799-1850), Ferragus, chef des Dévorants (1833), extrait de l'incipit Ce roman est une histoire d'amour tragique mais aussi un véritable roman policier au cours duquel deux mondes s'opposent : celui de la bourgeoisie et des vestiges de la noblesse du siècle passé, et celui du peuple parisien. Le héros en est Ferragus, ancien entrepreneur du bâtiment, de son vrai nom Gratien Bourignard, forçat évadé, ancien Compagnon, chef de son Ordre mystérieux. Le roman s'ouvre sur une description de Paris. Ce passage succède à une évocation des rues de Paris. 5 10 15 20 Ces observations, incompréhensibles au-delà de Paris, seront sans doute saisies par ces hommes d'étude et de pensée, de poésie et de plaisir qui savent récolter, en flânant dans Paris, la masse de jouissances flottantes, à toute heure, entre ses murailles ; par ceux pour lesquels Paris est le plus délicieux des monstres : là, jolie femme ; plus loin, vieux et pauvre ; ici, tout neuf comme la monnaie d'un nouveau règne ; dans ce coin, élégant comme une femme à la mode. Monstre complet d'ailleurs ! Ses greniers, espèce de tête pleine de science et de génie, ses premiers étages, estomacs heureux ; ses boutiques, véritables pieds ; de là partent tous les trotteurs, tous les affairés. Eh ! quelle vie toujours active a le monstre ? À peine le dernier frétillement des dernières voitures de bal cesse-t-il au coeur que déjà ses bras se remuent aux Barrières, et il se secoue lentement. Toutes les portes bâillent, tournent sur leurs gonds, comme les membranes d'un grand homard, invisiblement manoeuvrées par trente mille hommes ou femmes, dont chacune ou chacun vit dans six pieds carrés, y possède une cuisine, un atelier, un lit, des enfants, un jardin, n'y voit pas clair, et doit tout voir. Insensiblement les articulations craquent, le mouvement se communique, la rue parle. À midi, tout est vivant, les cheminées fument, le monstre mange ; puis il rugit, puis ses mille pattes s'agitent. Beau spectacle ! Mais, ô Paris ! qu i n'a pas a dmiré tes so mbres paysag es, tes échappées de lumière, te s culs-de-sac profonds et silencieux ; qui n'a pas entendu tes murmures, entre minuit et deux heures du matin, ne connaît encore rien de ta vraie poésie, ni de tes bizarres et larges contrastes. Il est un petit nombre d'amateurs, de gens qui ne marchent jamais en écervelés, qui dégustent leur Paris, qui en possèdent si bien la physionomie qu'ils y voient une verrue, un bouton, une rougeur . Pour les autres, Paris est toujou rs cette monstrueuse mervei lle, étonnant assemblage de mouvements, de machines et de pensées, la ville aux cent mille romans, la tête du monde. Mais, pour ceux-là, Paris e st triste ou gai, lai d ou beau , vivant ou m ort ; po ur eux, Paris e st une créatur e ; ch aque homme, chaque fracti on de maison est un lobe du tissu cellulaire de cette grande courtisane de laquelle ils connaissent parfaitement la tête, le coeur et les moeurs fantasques.

Texte 4 - Jean-Marie-Gustave Le Clézio (né en 1940 ), Désert (1983) Ce roman de Jean-Marie Le Clézio se compose de deux récits qui alternent et se succèdent. L'un se déroule dans le désert. Il évoque la migration des "hommes bleus» chassés du Rio de Oro dans les premières années du XXe siècle par les soldats français. Le second récit est l'histoire de Lalla, lointaine descendante par sa mère de ces tribus décimées, qui résiste aussi à sa façon aux artifices de l'Occident moderne Saguiet el Hamra, hiver 1909 - 1910 5 10 15 20 25 30 35 Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. Lentement ils sont descendus dans la vallée, en suivant la piste presque invisible. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche. C'étaient des silhouettes alourdies, encombrées par les lourds manteaux, et la peau de leurs bras et de leurs fronts semblait encore plus sombre dans les voiles d'indigo. Ils marchaient sans bruit dans le sable, lentement, sans regarder où ils allaient. Le vent soufflait continûment, le vent du désert, chaud le jour, froid la nuit. Le sable fuyait autour d'eux, entre les pattes des chameaux, fouettait le visage des femmes qui rabattaient la toile bleue sur leurs yeux. Les jeunes enfants couraient, les bébés pleuraient, enroulés dans la toile bleue sur le dos de leur mère. Les chameaux grommelaient, éternuaient. Personne ne savait où on allait. Le soleil était encore haut dans le ciel nu, le vent emportait les bruits et les odeurs. La sueur coulait lentement sur le visage des voyageurs, et leur peau sombre avait pris le reflet de l'indigo, sur leurs joues, sur leurs bras, le long de leurs jambes. Les tatouages bleus sur le front des femmes brillaient comme des scarabées. Les yeux noirs, pareils à des gouttes de métal, regardaient à peine l'étendue de sable, cherchaient la trace de la piste entre les vagues des dunes. Il n'y avait rien d'autre sur la terre, rien, ni personne. Ils étaient nés du désert, aucun autre chemin ne pouvait les conduire. Ils ne disaient rien. Ils ne voulaient rien. Le vent passait sur eux, à travers eux, comme s'il n'y avait personne sur les dunes. Ils marchaient depuis la première aube, sans s'arrêter, la fatigue et la soif les enveloppaient comme une gangue. La sécheresse avait durci leurs lèvres et leur langue. La faim les rongeait. Ils n'auraient pas pu parler. Ils étaient devenus, depuis si longtemps, muets comme le désert, pleins de lumière quand le soleil brûle au centre du ciel vide, et glacés de la nuit aux étoiles figées. Ils continuai ent à descendre lentement la p ente ve rs le fond de la vallée, en zigzaguant quand le sable s'éboulait sous leurs pieds. Les hommes choisissaient sans regarder l'endroit où leurs pieds allaient se poser. C'était comme s'ils cheminaient sur des traces invisibles qui les conduisaient vers l'autre bout de la solitude, vers la nuit. Un seul d'entre eux portait un fusil, une carabine à pierre au long canon de bronze noirci. Il la portait sur sa poitrine, serrée entre ses deux bras, le canon dirigé vers le haut comme la hampe d'un drapeau. Ses frères marchaient à côté de lui, enveloppés dans leurs manteaux, un peu courbés en avant sous le poids de leurs fardeaux. Sous leurs manteaux, leurs habits bleus étaient en lambeaux, déchirés par les épines, usés par le sable. Derrière le troupeau exténué, Nour, le fils de l'homme au fusil, marchait devant sa mère et ses soeurs. Son visage était sombre, noirci par le soleil, mais ses yeux brillaient, et la lumière de son regard était presque surnaturelle. Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit. Ils étaient apparus, comme dans un rêve, en haut d'une dune, comme s'ils étaient nés du ciel sans nuages, et qu'ils avaient dans leurs membres la dureté de l'espace. Ils portaient avec eux la faim, la soif qui fait saigner les lèvres, le silence dur où luit le soleil, les nuits froides, les lueurs de la Voie lactée, la lune ; ils avaient avec eux leur ombre géante au coucher du soleil, les vagues de sable vierge que leurs orteils écartés touchaient, l'horizon inaccessible. Ils avaient surtout la lumière de leur regard, qui brillait si clairement dans la sclérotique de leurs yeux. Devoir sur les incipit - corrigé Après avoir défini la forme de chaque incipit, vous monterez comment les auteurs cherchent à susciter l'intérêt du lecteur dès les premières pages de leur oeuvre. Le corpus se compose de quatre textes appartenant à des époques différentes : le premier est l'incipit de Jacques le fataliste, roman de Denis Diderot, célèbre philosophe des Lumières, le second est celui de Corinne ou l'Italie, roman de Mme de Staël, contemporaine de Chateaubriand et comme lui, un des prem iers auteurs romantiques français, le troisième est extrait du début de Ferragus, chef des Dévorants, oeuvre de Balzac, auteur réaliste, dont les romans de La Comédie humaine décrivent la société française sous la Restauration et enfin le dernier est l'incipit de Désert, roman de Jean-Marie-Gustave Le Clézio, auteur contemporain et prix Nobel de littérature en 2008. Chacun de ces incipit tente de séduire le lecteur en utilisant pourtant des procédés divers. Pour commencer leur roman, ces auteurs choisissent des manières différentes pour entrer dans la fiction. Ainsi, Balzac, comme dans la plupart de ses romans, introduit l'univers romanesque par un incipit statique, une description. Ici, il s'agit de Paris, ville où se situe l'action de Ferragus. On ne saura rien de l'intrigue mais le décor est planté : Paris, ville monstrueuse et envoûtante. Deux textes sont des incipit progressifs : au fil des premières lignes, le lecteur en apprend un peu plus du ou des personnages dont on imagine qu'ils seront les héros des romans. Il s'agit du début de Corinne ou l'Italie de Mme de Staël où l e lect eur fait connai ssance a vec Lord N elvil et entre progressiv ement dans son h istoire et sa personnalité. De même, Désert commence par l'entrée en scène des personnages dont on apprend ou devine peu à peu qui ils sont et pourquoi ils sont là bien que par certains aspects, cet incipit puisse être aussi qualifié de suspensif car le mystère est entretenu. Enfin, les premières pages de Jacques le fataliste déroutent le lecteur, c'est un incipit suspensif qui ne répond pas aux attentes : on ne saura rien du lieu, de l'époque et même les personnages restent énigmatiques. Dans ce corpus manque donc un type : l'incipit dynamique ou " in medias res » comme ceux de L'Assommoir de Zola ou de La Condition humaine de Malraux.

L'intérêt du lecteur est tout d'abord suscité par cette entrée dans la fiction, plus ou moins informative, plus ou moins dynamique. Certains textes regorgent d'information, comme ceux de Balzac ou de Mme de Staël pourtant l'un et l'autre ne poursuivent pas le même but. Balzac dresse une description de Paris aussi minutieuse qu'attrayante : le réalisme de l'auteur transparaît quand sont évoqués les lieux de la ville : " Ses greniers [...], ses premiers étages[...], ses boutiques » ou ses activités la nuit " le dernier frétillement des dernières voitures de bal », au petit matin " ses bras se remuent aux Barrières », " À midi, tout est vivant, les cheminées fument » ou encore ses habitants " trente mille hommes ou femmes, dont chacune ou chacun vit dans six pieds carrés, y possède une cuisine, un atelier, un lit, des enfants, un jardin ». Cependant, l'intérêt principal de cette description ne réside pas dans son réalisme mais par l'image complexe qui est donnée de la ville. Les personnifications et métaphores abondent ; tantôt Paris est comparé par ses habitations à un être vivant possédant une " tête pleine de science et de génie », des " estomacs », de " véritables pieds » ; tantôt il apparaît comme une " jolie femme », " élégant comme une femme à la mode » dont on entend les " murmures » et qui a la séduction d'une " grande courtisane » dont les amants " connaissent parfaitement la tête, le coeur et les moeurs fantasques » ; tantôt c'est l'aspect monstrueux de la ville qui est souligné, dans le second paragraphe, par la métaphore fil ée du homard dont voici les principaux termes : " ses bras se remuent [...] il se secou e lenteme nt. [...]les membranes d 'un grand homard [...] les articulati ons craquent [.. ]le monstre mange ; puis il rugit, puis ses mille pattes s'agitent ». De plus, le caractère paradoxal de la ville est marqué par les oxymores " le plus délicieux des monstres », " cette monstrueuse merveille » que seul peut apprécier un " petit nombre d'amateurs », des " hommes d'étude et de pensée, de poésie et de plaisir ». Balzac attire donc le lecteur en plantant le décor de l'intrigue : si la v ille prése nte ces caractères cont radictoires : sé duction et monstruosité, l'in trigue ne peut que s'insérer dans cette thématique que le titre du roman souligne déjà : que sont donc ces " Dévorants » dont le nom connote l'avidité ? Qui est ce Ferragus au nom peu commun ? Enfin Balzac suscite l'intérêt du lecteur en retardant l'entrée en scène des personnages. Au contraire, le roman de Mme de Staël s'ouvre sur la présentation d'un personnage, lord Oswald Nelvil. C'est un portrait tout à fait positif : non seulement, cet homme est noble, c'est un lord mais il a " une figure noble et belle, beaucoup d'esprit, un grand nom, une fortune indépendante », il est jeune " vingt-cinq ans ». Dès la première ligne, on sait aussi que cet homme se rend en Italie, cadre du roman comme l'indiqu e le titre. L'intérêt de cette page ré side dans l e portrait psychologique du personnage : c'est un être qui souffre. Le champ lexical de la souffrance est présent dans tout le texte : " profond sentiment de peine », " La plus intime de toutes les douleurs », " découragé de la vie », " sensibilité blessée », " tristesse », " les peines qui déchirent l'âme ». Il attire ainsi la compassion du lecteur d'autant plus que cette souffrance est due à la perte d'un être cher, son père. Le lecteur ne peut donc que considérer positivement la peine de ce personnage dont l'amour filial est à ce point exacerbé et dont le respect des valeurs est souligné par l'expression " strict attachement à tous ses devo irs ». D'au tre part, le portrait q ui nous en est fai t met en évidence la profonde génér osité de ce t être qui ne s'appesantit pas sur sa souffrance pou r penser a ux autres : il se montr e " complaisant et dévoué pour ses a mis », " il sacrifiait sans cesse et facilement ses goûts à ceux d'autrui » ; l'expression hyperbolique " cette abnégation absolue de tout égoïsme » souligne son profond désintéressement. En outre, c'est un être extrêmement sensible et désespéré : la vie, " la conservation de ses jours », lui semble sans intérêt, il a renoncé " aux jouissances vives », il n'attend rien d'autre de ce voyage en Italie que de " trouver quelque distraction dans la diversité des objets qu'il allait voir ». C'est donc un personnage noble dans toute l'acception du terme qui nous es t ici présenté et pour lequel le lect eur peut ressentir a dmiratio n et compassion. Cette première page crée aussi un horizon d'attente : ce voyage permettra-t-il au personnage de guérir sa mélancolie, trait caractéristique du héros romantique ? Pour quelle raison ce personnage, animé de " scrupules délicats », éprouve-t-il un tel sentiment de culpabilité envers la mort de son père ? quels sont ces " remords » ? pourquoi " le repentir » l'habite ? En fin Mme de Staël, comme Balza c, suscite l'intérêt du lecteur en retardant l'ent rée en scè ne du personnage éponyme : si Owvald Nelvil nous est présenté, Corinne non qui garde ainsi, pour l'instant, tout son mystère. De plus, puisque le roman commence par me ttre en scène lord Nelvil, le lecteur ne peut qu'attendre ave c curiosité une rencontre ave c Corinne. Les débuts de Désert et de Jacques le fataliste comportent quelques points communs : certes, les personnages sont présents mais l'un et l'autre incipit déroutent le lecteur par les questions qu'ils suscitent, par leur originalité. Désert commence par l'énoncé d'un lieu et d'une date : " Saguiet el Hamra, hiver 1909 - 1910 » suscitant ainsi un effet de réel que rien pourtant ensuite ne vient confirmer. D'ailleurs, pour le lecteur commun, ce lieu et cette date n'évoquent rien de précis. La suite de l'incipit confirme le titre : nous sommes bien dans le désert dont le champ lexical est récurrent : " au sommet de la dune », " la brume de sable » et les nombreuses occurrences du mot " sable », " la piste », " deux ou trois dromadaires », " le vent du désert » et les multiples reprises des mots " vent » et " désert » , " Le soleil », terme lui aussi souvent repris. Ainsi le cadre et ses conditions météorologiques sont présentés : un cadre aride et les difficultés qui s'ensuivent. Quant aux personnages, nous en faisons conna issance d'une manière déconcertante : le point de vue est majoritairement externe, nous ne savons d'eux que ce qu'un témoin peut en voir ou entendre, c'est-à-dire la composition et l'organisation du groupe, leur aspect, leur déplacement et leurs gestes, les bruits. Qui sont-ils précisément ? on ne le sait. On peut deviner par leur habillement " le voile bleu », " les voiles d'indigo », " la toile bleue », " le reflet de l'indigo » que ce sont des Touaregs, ceux que l'on nomme traditionnellement " les hommes bleus » à cause de leurs vêtements teints avec de l'indigo qui décolore sur leur peau. Dans la première partie du texte, rien ne vient différencier l'un de l'autre, ils sont désignés soit par le p ronom " ils », soit par le groupe auquel ils appartien nent : " les hommes », " les femmes », " les jeunes enfants », " les bébés ». Ce n'est que dans la deuxième partie du texte que le point de vue change, devient omniscient et par cela nous apprend davantage : leur origine " Ils étaient nés du désert », leur manque de désir " Ils ne voulaient rien », leur proche passé " Ils marchaient depuis la première aube », leurs sensations " La faim les rongeait ». pour autant, le lecteur ne connaîtra rien de plus précis. Dans cette deuxième partie du texte, un personnage se détache du groupe : il est nommé " Nour », ses attaches familiales sont désignées : " le fils de l'homme au fusil », " sa mère et ses soeurs ». Le lecteur peut supposer qu'il aura un rôle plus important que les autres dans la suite du récit mais cette première page n'en dit pas plus. Se dégage donc de ce passage une atmosphère mystérieuse et une tonalité poétique, voire mythique, qui peut susciter l'intérêt du lecteur, curieux d'en savoir davantage sur ces êtres et ce décor énigmatiques. L'incipit de Jacques le fataliste surprend lui aussi le lecteur pour des raisons diverses. La disposition d'une partie du texte fait penser à une pièce de théâtre : les noms des personnages précèdent leurs paroles qui ne sont donc pas intégrées dans le récit comme il est d'usage dans un roman. Quant à ces personnages, nous n'en saurons que bien peu : l'un s'appelle Jacques, l'autre est son maître mais le narrateur refuse de nous en dire davantage. C'est une autre particularité de cet incipit. Le narrateur-auteur ne cesse d'intervenir non seulement pour commenter l'action mais surtout pour commenter l'écriture d'un roman en train de s'écrire et pour décourager les attentes du lecteur auquel il s'adresse directement. Si on reprend ce que tout lecteur est en droit d'attendre d'un début de roman, on ne peut que constater qu'il restera sur sa faim. Le nom des personnages ? " Que vous importe ? » Pourquoi sont-ils ensemble ? " Par hasard ». Où vont-ils ? " Est-ce que l'on sait où

l'on va ? », " Qu'est-ce que cela vous fait ? ». Le contenu du passage est pour le moins déconcertant, l'accent étant mis par le narr ateur sur les paroles de s protagon istes alors qu'ils évoquent d'une maniè re très général e le destin, parol es qui renvoient au titre du roman Jacques le fataliste, paroles qui semblent annoncer le récit des amours de Jacques mais on n'en saura rien : ce récit est simplement évoqué : " Jacques commença l'histoire de ses amours. C'était l'après-dînée : il faisait un temps lourd ; son maître s'endormit. » Puis le narrateur reprenant la parole imagine plusieurs hypothèses à la suite de son récit, finalement abandonnées. Cet incipit qui ne nous apprend donc rien des personnages, du cadre spatio-temporel et de l'intrigue est donc le plus déroutant des quatre proposés dans le corpus et c'est cette originalité qui peut amuser le lecteur, le séduire et l'inciter à poursuivre la lecture. Ces quatre textes proposent donc chacun une entrée dans l'univers romanesque des auteurs très différente l'une de l'autre. Si le but commun des incipit est de séduire le lecteur, les démarches sont multiples : Balzac plonge son lecteur dans l'atmosphère inquiétante et attirante du cadre de son roman, Mme de Staël met en scène un personnage susceptible de capter la sympathie du lecteur par sa profonde sensibilité, Le Clézio suscite la curiosité en jouant sur le mystère entourant des personnages énigmatiques et Diderot s'amuse avec son lecteur en le déconcertant. Commentaire du texte de Balzac - plan possible Introduction : 1 - ou : a) Balzac : présentation de l'écrivain et de La Comédie humaine ou : b) amorce sur les fonctions de l'incipit et définition de l'incioit 2 - présentation de l'extrait : un incipit statique, une description de Paris qui ouvre le roman Ferragus, description tout à la fois réaliste et imagée 3 - annonce du plan : Cet extrait propose une vision complexe de la capitale. Dans un premier temps, nous observerons que les informat ions sur l'aspect de la ville sont nombreuses, puis nous verrons que Paris est repr ésent ée comme u n lieu extraordinaire au sens propre du mot et enfin que cette page crée une atmosphère particulière, suscitant ainsi l'intérêt du lecteur. I - Un incipit informatif a) une description réaliste : les lieux, les gens, les bâtiments b) une ville labyrinthique : les phrases longues et complexes c) interaction des hommes et de la ville : phrases où lieux et caractéristiques humaines sont reliés II - une ville extraordinaire a) les atouts de Paris : termes valorisants, personnification ; une ville d'influence : les périphrases b) la ville appréciée des initiés, dont le narrateur c) la tonalité lyrique : présence du narrateur, apostrophe lyrique, ponctuation III - Un cadre énigmatique a) le lieu des contrastes : oxymore, antithèses b) une ville monstrueuse, séduction et répulsion, registre fantastique : métaphores, comparaisons... c) un horizon d'attente : un cadre énigmatique où les personnages du roman sont pour encore absents Conclusion : Cette description de Paris joue un rôle descriptif : elle met en évidence différents aspects de la capitale mais ce passage fait aussi de la capitale une ville fascinante et monstrueuse qui ne délivre ses secrets qu'aux initiés, dont le narrateur dont on perçoit l'admiration tandis que l'absence de personnages crée l'attente du lecteur. Ce passage obéit à une des fonctions des débuts de roman : créer un horizon d'attente. Si Balzac choisit une entrée en matière statique, bien d'autres manières sont possibles ainsi Zola privilégie fréquemment un début in medias res alors que d'autres auteurs comme D iderot dans Jacques et le fataliste préfèrent déstabiliser le lecteur en imaginant des incipit suspensifs. Dissertation : plan I - la tâche du romancier, quand il crée des personnages, peut consister avant tout à refléter la société dans laquelle il vit A - le projet de peinture de la société  les courants réaliste et naturaliste - conception dominante de la deuxième partie du XIXe siècle - le personnage devient alors un condensé des caractères de son groupe social ou de la société dans laquelle il vit - en conséquence le romancier s'appuie sur le réel pour créer ses personnages ex Zola et les différents milieux sociaux ou Balzac B - Par quels moyens le personnage de roman peut-il refléter la société ? - par la description détaillée et réaliste des personnages : physionomie, détails anatomiques, précision dans la description des vêtements, qui ancre le personnage dans le réel et une classe sociale : Mme de Staël, Mme de Lafayette - par l'appui sur les événements et les personnages historiques qui reflètent l'atmosphère d'une époque : Malraux, Mme de Lafayette ; sur des faits divers qui donnent une idée de la vie d'une époque : Madame Bovary, Le Rouge et le Noir  un personnage dont les actes et le pensées sont au moins en partie déterminés par la documentation - par l'insertion dans un milieu et une société largement décrits : Zola C - Pourquoi le personnage de roman doit-il refléter la société dans laquelle il vit ? - pour témoigner d'une société : Balzac, Rastignac et la figure de l'ambitieux - pour créer l'illusion de la réalité et permettre ainsi l'identification et l'intérêt : romans policiers - pour agir sur le réel, le roman engagé : Malraux, Camus

II - mais le personnage peut avoir d'autres fonctions A - satisfaire un certain besoin de rêve et d'évasion - héros idéalisés : romans de chevalerie, Mme de Lafayette - le personnage merveilleux : Tolkien - personnages irréalistes : Kafka, Calvino, Süskind B - Refléter l'être humain - faire accéder à la connaissance du coeur humain : La Peste, La Comédie humaine - les relations entre les hommes - les conflits intérieurs C - incarner une idée

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