[PDF] Pour la cohérence et le respect des droits de lHomme Note de





Previous PDF Next PDF



PRINCIPES DIRECTEURS RELATIFS AUX ENTREPRISES ET AUX

Commentaire. Les obligations incombant aux États conformément au droit international des droits de l'homme leur prescrivent de respecter protéger et mettre en.



LA RESPONSABILITÉ DES ENTREPRISES DE RESPECTER LES

Dans le cadre des Principes directeurs la diligence raisonnable en matière de droits de l'homme comprend une procédure de gestion continue



Assemblée générale

21 mars 2011 Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme: mise en œuvre du cadre de référence «protéger respecter et réparer».



Untitled

12 nov. 1970 Considérant que le respect rigoureux des principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération.



QUESTIONS COURANTES SUR LES PRINCIPES DIRECTEURS

respecter les droits de l'homme? 30. Q 27. Dans les faits les Principes directeurs imposent-ils aux entreprises les obligations internationales en matière 



WP9 - Les principes et droits fondamentaux au travail: Leur valeur

l'existence de la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits En effet tout être humain a le droit au respect minimal qui est dû à tout ...



Pour la cohérence et le respect des droits de lHomme Note de

entre les nations des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d' 



PDF_DIH_FR 1..104

Conformément au droit international humanitaire l'action humanitaire doit être menée dans le respect des principes d'humanité et d'impartialité.



Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales

leur appartenance à l'Organisation de respecter



Principes directeurs relatifs aux évaluations de limpact des réformes

PRINCIPE 2. Les gouvernements ont l'obligation de respecter protéger et accomplir tous les droits humains à tout moment dans leurs politiques budgétaires 



[PDF] Les principes du droit / par Émile Beaussire - Gallica - BnF

quels principes de justice s'imposentau respect despouvoirs sociaux dans les limites où s'étend leur action;quellesrègles de droit en dehors de ces



[PDF] CHAPITRE XI LES PRINCIPES GENERAUX DU DROIT

LES PRINCIPES GENERAUX DU DROIT Bibliographie sommaire : (B CHENG General Principles of Law as Applied by International Courts and Tribunals London 



[PDF] PRINCIPES ET DIRECTIVES CONCERNANT LES DROITS - ohchr

17 sept 2003 · Il utilise les Principes et directives pour structurer un exposé détaillé des aspects juridiques de la traite en mettant l'accent en premier 



[PDF] PRINCIPES DIRECTEURS RELATIFS AUX ENTREPRISES - ohchr

PRINCIPES DIRECTEURS RELATIFS AUX ENTREPRISES ET AUX DROITS DE L'HOMME mise en œuvre du cadre de référence «protéger respecter et réparer»



[PDF] à quoi sert la « théorie » des principes généraux du droit - HAL-SHS

Traditionnellement la question des principes généraux en droit administratif donne lieu à un exposé en trois temps : l'un consacré à leur origine un autre à 



[PDF] les principes généraux du droit et la hiérarchie des normes - HAL-SHS

auquel se situe la valeur juridique des principes généraux du droit ne peut de considérer que le juge est tenu de toujours respecter la lettre de la loi 



[PDF] Principes de droit international public

gement qu'ill est obligé de respecter dans ses relations avec les autres Puissances Isolée elle ne suffitWpas àfaÎre du principe



[PDF] Principes généraux du droit - UNIL

principe de la légalité le droit d'être entendu la bonne foi et l'égalité de traitement étatique et que l'Université doit aussi respecter



[PDF] Le principe du respect de la dignité de la personne humaine

Le droit à la dignité humaine dans la jurisprudence constitutionnelle hongroise humaine comme un principe à valeur constitutionnelle dont le respect 



[PDF] liste des critères de létat de droit - Venice Commission

en œuvre de ces trois principes (respect des droits de l'homme c http://www consilium europa eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/jha/137405 pdf

  • Quels sont les principes du droit ?

    Les principes généraux du droit sont des principes non écrits, autrement dit non expressément formulés dans des textes, mais qui, dégagés par le juge et consacrés par lui, s'imposent à l'administration dans ses diverses activités.
  • Quel sont les 4 principes fondateurs du droit ?

    liberté de réunion ; liberté de la presse ; liberté d'association ; droit de manifester.
  • Quels sont les 4 principes fondamentaux de l'Etat de droit ?

    En d'autres termes, les lois doivent 1) être connues (publiques), 2) personne ne peut y échapper, 3) elles doivent s'appliquer réellement et 4) la transgression de la loi doit entraîner des sanctions.
  • L'obligation de respecter signifie que les États doivent s'abstenir de s'ingérer dans l'exercice des droits de l'homme ou de restreindre ces derniers. L'obligation de protéger exige des États qu'ils protègent les personnes ou groupes de personnes contre les violations des droits de l'homme.

Droits de l'Homme et entreprises: Pour la cohérence et le respect des droits de l'HommeNote de position

à l'attention du Représentant spécial du Secrétaire général chargé de la question des droits de l'Homme et des soci

étés transnationales et autres entreprisesINTRODUCTION...................................................................................................................................2

1.Les obligations des

1.1. Obligation premi

ère de l'État: n'infliger aucun dommage........................................................3

1.2. L'obligation de l'

État de protéger les individus contre des violations impliquant des acteurs non

2. Responsabilit

é des entreprises de respecter les droits de l'Homme.................................................7

2.1. Obligation de diligence raisonnable..........................................................................................7

3. Acc

ès à un recours: l'importance des mesures de réparation..........................................................9

3.1. Fondement juridique du droit

à un recours en droit international............................................9

3.2. D

éfinitions et Principes généraux...........................................................................................10

3.2.1. Dimension proc

édurale: accès à la justice.....................................................................10

3.2.2. Dimension fondamentale: le droit

à la réparation..........................................................11

3.3. M

écanismes de recours non judiciaires: lacunes et faiblesses................................................11

4. Pour la cr

éation d'un mécanisme de recours universel quasijudiciaire........................................14

FIDH/ octobre 2009 1

INTRODUCTION

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) se félicite de l'occasion qui lui

est offerte par la consultation avec les parties prenantes organis

ée les 5 et 6 octobre 2009 par le

Bureau du HautCommissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme dans le cadre du mandat du Repr

ésentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies chargé de la question des droits de

l'Homme et des soci étés transnationales et autres entreprises (RSSG). Cette consultation constitue une bonne opportunit é de faire progresser les débats sur les enjeux liés aux entreprises et aux droits de l'Homme. La FIDH se r éjouit de constater que le programme a su respecter un équilibre entre les diff érents points de vue et rappelle qu'il est important de donner la parole aux représentants des victimes d'atteintes aux droits de l'Homme impliquant des entreprises et esp

ère que leur point de vue

sera pris en compte dans l'interpr étation et la mise en oeuvre du cadre "Protéger, respecter et r

éparer".La FIDH regrette que le HautCommissariat n'ait pu financer - à quelques exceptions près

la participation de repr ésentants des communautés et que par conséquent seuls quelques représentants de groupes concern

és aient été en mesure de se rendre à Genève pour participer à cette consultation. La FIDH insiste une fois de plus sur la n

écessité de consulter toutes les parties prenantes en vue d'

établir un dialogue constructif et qui soit susceptible d'amener des changements. En tout état de

cause, la FIDH insiste pour que les principes des droits de l'Homme soient au au coeur des d

ébats. La

recherche de consensus ne saurait compromettre la primaut

é des droits de l'Homme. Les principes des

droits de l'Homme doivent rester constamment au centre de l'analyse: ils constituent les bases juridiques sur lesquelles les r éflexions doivent se focaliser.La consultation organis ée par le HautCommissariat est une bonne occasion de traiter des défis et des dilemmes qu'implique la traduction op érationnelle des trois principes fondamentaux du cadre conceptuel propos é par le Représentant spécial. Dans ce contexte, la FIDH tient à souligner les points suivants:1.Les obligations des

ÉtatsLa FIDH se f

élicite de la reconnaissance par le Représentant spécial de l'obligation première des États

dans la d

éfense des droits de l'Homme en droit international. Les obligations des États comprend à la

fois l'obligation de l' État de faire respecter les droits de l'Homme dans la conduite d'activités commerciales par des entreprises publiques ou soutenues par l'

État ainsi que le devoir de protéger

contre toute forme d'abus par des acteurs non

étatiques.FIDH/ octobre 2009 1

En outre, la FIDH est fermement convaincue que la responsabilité de l'État en matière de protection

des droits de l'Homme s' étend bien au delà de ses propres frontières, et que, par conséquent, celuici est investi d'obligations extraterritoriales.

La base juridique de l'obligation des

États de prendre en compte les droits de l'Homme dans leurs activit

és commerciales ou financières a fait l'objet d'une important littérature. Sans entrer dans les

d

étails, il suffit de rappeler que l'obligation pour un État de ne pas porter atteinte aux droits de

l'Homme dans un autre pays figurait d éjà dans la Charte des Nations unies1 et relève notamment de l'obligation d'assistance et de coop ération internationales, reconnue aussi bien par la Charte, la D éclaration universelle des droits de l'homme2 (DUDH) que par le Pacte international relatif aux droits

économiques, sociaux et culturels3 (PIDESC), ratifié par 157 pays. Celuici interdit aux États de

se livrer

à une quelconque activité pouvant faire obstacle à la réalisation des droits économiques,

sociaux et culturels dans un autre pays. Cela s'applique également aux décisions que les États sont appel

és à prendre en tant que membres d'organisations internationales4. Par conséquent,

l'interpr

étation de la coopération internationale du Professeur Ruggie doit être fondée sur le droit

international et aller au del à de la "collaboration entre les États qui travaillent de concert en s'informant, en renfor çant les capacités et en résolvant conjointement les problèmes.".5

1.1. Obligation premi

ère de l'État: n'infliger aucun dommageL'obligation premi ère de l'État est de n'infliger aucun dommage : cette obligation s'applique aux actions de l' État via les entreprises publiques, les facilitations accordées aux entreprises par le biais d'agences de cr édit à l'exportation ainsi que la promotion du commerce et de l'investissement par le biais d'accords bilat éraux ou multilatéraux. Cela s'applique aussi bien à l'État d'origine qu'à l'État

1 L'article 55 de la Charte stipule: " En vue de cr

éer les conditions de stabilité et de bienêtre nécessaires pour assurer entre les nations des relations pacifiques et amicales fond ées sur le respect du principe de l'égalité des droits des peuples et de leur droit

à disposer d'euxmêmes, les Nations Unies favoriseront: 1. le relèvement des niveaux de vie, le plein

emploi et les conditions de progr ès et de développement dans l'ordre économique et social; 2. la solution des problèmes internationaux dans les domaines économique, social, de la santé publique et autres problèmes connexes, et la coopération internationale dans les domaines de la culture intellectuelle et de l' éducation; 3. le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libert

és fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion. Article 56:

Les Membres s'engagent, en vue d'atteindre les buts énoncés à l'article 55, à agir, tant conjointement que séparément, en coop

ération avec l'Organisation. Ces articles devraient être lus à la lumière du préambule de la Charte, qui stipule que les

tats résolus "à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la

personne humaine, dans l'

égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites; à créer les

conditions n

écessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit

international,

à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande". Charte

des Nations Unies, sign ée le 26 juin 1945, entrée en vigueur le 24 octobre 1945.2 La D

éclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) reconnaît que la coopération internationale est un droit,

D

éclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée en 1948, articles 22 et 28.3Cinq articles du PIDESC se r

éfèrent à l'obligation d'assistance internationale et de coopération. Voir en particulier

l'article 2 (1).4Voir par exemple CESCR, Observation g énérale 14, Le droit au meilleur état de santé susceptible d'être atteint,

E/C.12/2000/4 (2000) paragraphe 39.5 John Ruggie, Entreprises et Droits de l'Homme: vers une traduction op

érationnelle du cadre conceptuel "Protéger,

respecter et r

éparer": rapport du Représentant spécial du Secrétaire Général sur la question des droits de l'Homme et

des entreprises transnationales et autres entreprises" A/HRC/11/13, paragraphe 38.

FIDH/ octobre 2009 1

hôte. Lors de la conclusion de ces accords, les États ont l'obligation de ne pas entamer ou réduire leur

capacit

é ou celle d'autres États de mettre en oeuvre leurs obligations en matière de droits de l'Homme.

Les échanges commerciaux multilatéraux et les accords d'investissements, que ce soit dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce ou sur le plan bilat éral ont largement été conclus sans tenir compte du r égime international des droits de l'Homme, ce qui a entraîné une fragmentation du droit international. Quels que soient les probl èmes et défis posés par une telle fragmentation, le droit international des droits de l'Homme ne peut être ignoré et traité indépendamment des autres régimes juridiques. Les États ne peuvent, d'une part, ratifier des traités relatifs aux droits humains et de l'autre, conclure des accords qui les emp êchent de de mettre en oeuvre leurs obligations en matière de droits humains. Cette attitude schizophr ène équivaut à une violation de leurs obligations en matière de droits de l'Homme. Les obligations de l' État en matière de droits de l'Homme devraient, au minimum,

tre considérées comme égales à ses autres obligations juridiques. Un tel comportement est en totale

contradiction avec l'objet et le but des trait és relatifs aux droits de l'Homme et violent le principe selon lequel l'objectif de ces accords consiste à promouvoir le développement durable6. Enfin, en cas de conflit entre diff érentes normes, les normes relatives aux droits de l'Homme devraient être pr

épondérantes. Le Repr

ésentant spécial souligne la nécessité d'attirer l'attention des négociateurs des pays en voie de

d éveloppement sur le fait que de tels accords commerciaux ou d'investissement en particulier les clauses de stabilisation risquent de les emp êcher de s'acquitter correctement de leurs obligations en mati ère de droits de l'Homme. La FIDH est d'avis que tous les accords de ce genre devraient être syst

ématiquement évalués à la lumière des engagements préexistants pris par les États en matière de

droits de l'Homme .En cas de non conformit é, ils devraient être amendés ou rejetés. La FIDH espère que le Repr

ésentant spécial donnera aux États des indications claires à suivre dans de telles situations.Les violences qui se sont d

éroulées en juin 2009 à Bagua, au Pérou, à la suite de la promulgation de d

écrets législatifs visant à faciliter la concession de terres à des sociétés étrangères dispositions

adopt

ées dans le cadre plus vaste d'un accord de libreéchange confirme bien la nécessité de placer

les droits de l'Homme au centre des discussions d'ordre

économique.Pour garantir la coh

érence des politiques nationales, les règles internationales relatives aux droits de l'Homme devraient être incorporées dans les structures décisionnelles d'un gouvernement. Ce qui exige l'adoption d'un large éventail de mesures. Par exemple: les représentants des États y compris les diplomates, les n égociateurs représentant des ministères des Finances ou du Commerce, ou encore les agences de cr édit à l'exportation, devraient bénéficier d'une formation en matière de droits de l'Homme. Des politiques de droits de l'Homme et de protection de l'environnement devraient

être

mises en place, de m ême que des mécanismes de surveillance, pour garantir la cohérence entre les obligations de l'

État et les différents projets d'investissement qu'il soutient.Enfin, bien que la responsabilit

é d'une telle cohérence incombe aux États euxmêmes, les expériences actuelles d

émontrent que dans ces négociations l'intérêt public est rarement au coeur des

consid

érations. Cela s'explique par différentes raisons, telles qu'un déséquilibre entre les pouvoirs des

6La plupart des trait

és bilatéraux d'investissement (TBI) et des accords commerciaux le spécifient dans leur préambule.FIDH/ octobre 2009 1

négociateurs, les pressions exercées sur les gouvernements vulnérables, la puissance des lobbies et la

corruption. Les entreprises devraient par cons équent s'assurer que leur position d'influence n'emp êche pas les autres parties prenantes de s'acquitter de leurs obligations en matière de droits

humains. Les entreprises ont donc un devoir de diligence raisonnable (voir chapitre suivant) dans tous

les cas ou ils savaient ou auraient d û savoir que leurs activités allaient provoquer, ou du moins contribuer

à des atteintes aux droits de l'Homme. La négociation de clauses relatives à la propriété

intellectuelle et pouvant menacer l'acc ès aux médicaments est un exemple éloquent. 1.2. L'obligation de l' État de protéger les individus contre des violations impliquant des acteurs non

étatiquesLa deuxi

ème obligation des États consiste à protéger les individus contre toute violation des droits de

l'Homme impliquant des entreprises. Une fois de plus cette obligation s'applique aussi bien

à l'État

d'origine qu'

à l'État hôte, qui ont la capacité d'exercer un contrôle sur les activités de leurs entreprises

aussi bien dans leur pays d'origine que dans les pays oquotesdbs_dbs8.pdfusesText_14
[PDF] respecter les règles d'hygiène

[PDF] respecter les règles d'hygiène et de sécurité

[PDF] respecter les règles de bon voisinage

[PDF] respecter les regles de vie

[PDF] respecter les règles synonyme

[PDF] responsabilité collective et individuelle

[PDF] responsabilité individuelle et collective cap

[PDF] responsabilité individuelle et collective définition

[PDF] ressources énergétiques avantages et inconvénients

[PDF] ressources énergétiques et développement durable

[PDF] ressources énergétiques et énergie électrique exercices

[PDF] ressources energetiques et minerales

[PDF] ressources énergétiques et minières

[PDF] ressources énergétiques et non renouvelables

[PDF] ressources énergétiques non renouvelables